Il faudra encore s’armer de patience. Le feu vert du gouvernement donné au projet d’aménagement de l’A31 pour en faire une A31bis ne signifie pas pour autant que les engins de chantier vont passer à l’action. La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, et le secrétaire d'Etat en charge des Transports, Alain Vidalies, ont bien « retenu le principe de l’aménagement progressif de cette liaison autoroutière » mais n’ont fixé aucun calendrier.
La prochaine étape sera très technocratique, puisqu’elle consiste à créer un « comité de pilotage », rassemblant les préfets de Meurthe-et-Moselle et de Moselle, le tout présidé par le préfet de région, et d’associer les collectivités concernées par le tracé.
Si la question du péage a le don de crisper des automobilistes déjà très touchés au porte-monnaie, le gouvernement a retenu le « recours à la concession pour l’ensemble des aménagements autoroutiers en tracés neufs et pour les aménagements au Nord de Thionville. » Concrètement, le barreau Toul-Dieulouard, et le contournement de Thionville, s’ils voient le jour, seront payants.
Beaucoup de questions
Les « études préalables à la déclaration d’utilité publique » vont être poursuivies et doivent éclaircir de nombreux points, notamment les « modalités éventuelles d’usage de l’infrastructure par des transports en commun et seront menées en collaboration avec le Grand-Duché de Luxembourg entre Thionville et Luxembourg ». Enfin, viendra le temps de la concertation, avant la fin de 2017 : faut-il aménager la RD611 entre Toul et Dieulouard ou construire un barreau autoroutier ? Comment réaliser la liaison A30-A31 ? Passer par Florange ou se raccorder plus à l’Ouest, au droit d’Hayange ? Autant de questions qui restent en suspens. Si le dossier avance au rythme prévu, l’A31bis sera une réalité en 2030...