Lorraine : 60 jours pour trouver un repreneur pour la phase liquide de Florange

Lorraine : 60 jours pour trouver un repreneur pour la phase liquide de Florange

Dans le communiqué publié à l'issue du comité centrale d'entreprise de ce lundi 1er octobre, la direction d'ArcelorMittal a confirmé qu'elle allait « permettre la cession éventuelle de la phase liquide de Florange ».

« Bien que la poursuite de l’exploitation de la phase liquide de Florange ne soit plus rentable dans le contexte de surcapacités en Europe, la société (ArcelorMittal) a accepté la demande du gouvernement français pour que celui-ci recherche un repreneur pour la phase liquide de Florange au cours des 60 prochains jours» : une position qui confirme le récit du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avait décrit un Mittal désireux de ne pas vendre, quand le gouvernement brandissait une loi, déjà écrite mais pas encore votée. Le ministre disait vouloir lancer son équipe à travers le monde, à la recherche d'un aciériste qui pourrait reprendre la phase liquide de Florange : le compte à rebours est donc lancé. Autre concession du numéro un de l'acier : « ArcelorMittal a également donné son accord pour inclure la cokerie dans la cession ». Les premières informations sur le scénario de vente à la découpe du site de Florange excluait la cokerie de la phase liquide, notamment parce qu'elle n'était pas concernée par la fermeture ni par un projet d'arrêt. Cependant, avec ou sans la cokerie, experts et syndicalistes jugent totalement improbable qu'un repreneur accepte de se lancer dans cette aventure : on imagine mal ArcelorMittal acheter des brames sortant des hauts-fourneaux de Florange, alors que le groupe vient de préciser que « les brames destinés au site de Florange continuent d'être acheminés à partir de Dunkerque ».