Loire : Samro : Le Tribunal rejette l'offre de l'Allemand Kogel

Loire : Samro : Le Tribunal rejette l'offre de l'Allemand Kogel

Quelques semaines après la reprise partielle de Samro par le groupe Trouillet, l’avenir du site de Balbigny (Fontanax) et de ses 77 salariés ne s’annonce pas très rose. En effet, le Tribunal de commerce de la Roche-sur-Yon, en Vendée, a rejeté hier soir; lundi 28 janvier, deux des trois offres de reprise et s’est prononcé incompétent sur la troisième.



Le carrossier Trouillet proposait le transfert de 5 postes sur son siège de Fontenay-le-Comte et la fermeture complète du site ligérien. La proposition de reprise soutenue par les élus locaux et par les salariés était menée par le constructeur allemand de remorques Kögel, par le biais de son distributeur en France Trailer Line.
Cette proposition prévoyait le maintien d’une cinquantaine d’emplois sur le site. Le rejet de cette offre fait suite à une demande de garanties supplémentaires émise, vendredi dernier, par le tribunal.



Inquiet de cette demande supplémentaire, Paul Salen, député de la Loire très proche de ce dossier, avait fait une nouvelle fois fait appel, ce week-end, à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Il l’a ainsi interpellé, samedi, dans un mail :




« Le repreneur que j’ai encouragé à déposer une offre a été traité avec une surprenante désinvolture par le Tribunal de commerce de la Roche-sur-Yon. Le Tribunal de commerce ne retient aucun des aspects du dossier déposé. Je vous rappelle que le Conseil Général de la Loire, le Conseil Régional de Rhône-Alpes et l’Etablissement public foncier EPORA se sont engagés avec force et détermination pour accompagner cette opération de reprise, ambitieuse, qui a le mérite de sauver des emplois voire d’en créer à terme, contre une offre concurrente qui, au mieux, ne créerait que 4 emplois ailleurs, en France, tout en fermant le site de Balbigny. Nous sommes en présence d’une véritable manipulation d’autant plus inacceptable qu’elle met en jeu l’emploi de 60 salariés et fait peser une menace directe sur leurs familles, sans parler des emplois indirects qui se trouvent, eux aussi, menacés dans cette commune. Il est parfaitement incompréhensible, de manière rationnelle et objective, que le Tribunal de Commerce ignore tous ces atouts au profit d’une offre de qualité moindre qui aboutirait à une faillite pour l’emploi ».



La Région, Epora et le Conseil général se sont, en effet, largement mobilisés, ensemble, pour soutenir l’offre de Trailer line. « Nous travaillons sur ce dossier comme s’il s’agissait d’une implantation », confiait ainsi, il y a quelques jours, René Bayle, directeur de l’agence de développement économique de la Loire.



La troisième et dernière offre de reprise, menée par l’acheteur de pièces détachées SBM (Charleville-Mézières) sera examinée, plus tard, par un juge commissaire.