Dans la région stéphanoise, il est connu comme le loup blanc. Normal, quand on a eu comme lui autant de vies professionnelles. Communiquant, coach en management, animateur de congrès... Max Rivière continue à 62 ans à faire partie intégrante du paysage économique local, même s'il se repositionne quelque peu en cette rentrée : finies les animations d'événements à travers l'Hexagone, le consultant stéphanois se recentre sur le coaching de direction et s'ouvre au conseil en action commerciale.
Mais bien avant de se mettre à son compte à la fin des années 1990, Max Rivière a débuté dans le monde de l'édition. Pour ce boulimique de lecture diplômé de lettres, tout commence en 1976 aux éditions Horvath puis chez Le Henaff à Saint-Étienne en tant que directeur du département éditions. De ces sept années passées dans l'industrie graphique, « j'ai gardé un amour des livres mais peu de réseau, explique-t-il. À partir du moment où vous quittez ce petit monde, c'est un peu comme si c'était une trahison ». Il conserve toutefois quelques liens avec des auteurs tels que le romancier stéphanois
Paul Fournel.
Littérature et banque
Après un cursus d'un an en école de commerce, Max Rivière intègre en 1984 le
cabinet du maire de Saint-Étienne François Dubanchet. Il est alors en charge de la culture et de la communication. C'est là, avec le libraire
Jacques Plaine qu'il monte la première fête du livre qui célèbre cette année son trentième anniversaire. De cette période, Max Rivière conserve de nombreuses amitiés dans le milieu municipal. « Tous les anciens me connaissent, sourit-il. Je ne réseaute pas, mais je fais partie du décor ».
Le communiquant marquera aussi son empreinte au sein du
Crédit agricole Loire Haute-Loire qu'il intègre en 1991 en tant que directeur de la communication et secrétaire général. Max Rivière a d'ailleurs gardé des liens avec des homologues tels que
Marc Thébault, ancien dircom de la mairie de Saint-Étienne (de 1998 à 2003), aujourd'hui en poste dans la région de Caen, ou encore
Daniel Couriol, ancien directeur de la communication de l'Esplanade (Opéra de Saint-Étienne).
Design et presse
En bientôt dix-huit années de consulting, Max Rivière n'a jamais fait de commercial. Toute son activité a reposé sur le bouche-à-oreille. Une méthode qui a suscité quelques belles relations avec des clients tels que le président de Loire industries,
Richard Romagny, dont il a même animé le mariage. Le consultant fait également partie de réseaux tels que l'association
Designers +, ce qui lui permet d'entretenir des liens avec des designers stéphanois comme
Jacques Bois (Pardi design). Max Rivière pratique également le petit monde médiatique local. Membre du
club de la presse de Saint-Étienne, celui qui anime une chronique mensuelle sur RCF et s'apprête à reprendre les rênes de l'émission Loire éco sur TL7 à la rentrée, connaît bien des personnalités telles que l'ancien journaliste
Patrick Françon, aujourd'hui attaché de presse au Département de la Loire. Présent de longue date sur les réseaux sociaux professionnels Viadeo, Linkedin et Twitter, Max Rivière ne s'est mis que récemment à Facebook. Adepte d'Edgar Morin, le consultant lorgne avant tout les réseaux sociaux avec l'oeil du sociologue. « Je trouve qu'il y a sur Facebook une ouverture au monde assez extraordinaire, estime-t-il. Cela renseigne énormément sur le village-monde. Ce n'est pas du tout enfermant ».
Avant d'être consultant, Max Rivière a eu plusieurs vies professionnelles. À 62 ans, le cofondateur de la fête du livre fait partie du décor.