Les DRH sont pris entre deux feux. Dans le même temps, ils doivent répondre aux attentes des salariés et à celles des managers. Une pression constante et croissante qui les pousse inexorablement vers des équipements de plus en plus sophistiqués, mais souvent mal maîtrisés. Les analystes constatent que «les DRH font face à une demande sans précédent de solutions technologiques capables de rationaliser des processus locaux souvent disparates et complexes». Les DRH accélèrent donc le rythme de l'informatisation de leur fonction. Du recrutement aux plans de succession, en passant par la gestion des rémunérations... les innombrables fonctionnalités, toutes aussi essentielles les unes que les autres, ne sont pas appréciées également par leurs utilisateurs. En juin2009, la moitié des DRH interrogés «jugeait neutres ou inefficaces leurs systèmes de gestion de l'intégration des nouveaux embauchés, de pilotage de la fonction, de planification des successions et de gestion des carrières». Une des raisons de cette insatisfaction? La prolifération de solutions logicielles trop éparses, couvrant des fonctionnalités trop pointues et «utilisés aujourd'hui de façon isolée, en silos», indique l'étude. Le système d'information RH ou SIRH est encore loin des performances espérées.
2012, la fin des licences?
«Trop d'innovation»: c'est en substance le retour que font les clients à propos de l'offre logicielle actuelle en matière de RH. La plupart déplorent la prolifération des acteurs intervenant sur des micro-niches. Impossible de tout maîtriser même si les DRH voient bien l'intérêt d'implémenter de nouvelles solutions. Mais de l'autre côté, les outils se multiplient. Sur le simple domaine du recrutement, ils doivent à la fois gérer les tests en ligne, les interfaces avec les sites d'offres d'emploi ainsi que les agrégateurs d'annonces, les systèmes de cooptation en interne, les innovations sur le matching entre offre d'emploi et CV des candidats, l'ergonomie de leur site de recrutement... Pour pallier cette situation, le marché semble s'orienter de manière durable vers des applications en ligne à la demande comprenant un abonnement à un service accessible à distance en lieu et place de l'achat de licences. Le modèle SaaS est une tendance de fond semble-t-il: 86% des prestataires estiment que le modèle économique actuel (vente de licences) des éditeurs de logiciels devrait basculer vers le modèle SaaS dès 2012. Tous les acteurs ne tirent pas leur épingle du jeu de la même façon. En tête des mieux positionnés, on trouve les opérateurs de télécommunications les SSII et les intégrateurs. Sur la période 2008 - 2010, le marché des applications en ligne à la demande devrait croître en moyenne de+14% par an pour atteindre 2milliards d'euros en 2010.
Dans les RH, cette année la tendance est au SaaS, comprenez Software as a Service. Des applications en ligne accessibles à la demande qui devraient continuer à se développer largement au cours des années à venir.