Le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) entre dans une nouvelle phase avec le lancement cet été des études devant permettre de déterminer d'ici 2017 les "zones de passage préférentielles" qui préfigureront le futur tracé des nouveaux tronçons.
"Une étape cruciale"
L'annonce en a été faite mardi 7 juillet en préfecture de Paris par le préfet François Philizot, délégué interministériel au Développement de la Vallée de la Seine. "Nous sommes entrain de franchir sur le plan financier une étape cruciale", a rappelé le préfet. Avec la signature le 25 juin dernier du CPIER (contrat de plan inter-régional entre l'Etat et les trois régions d'Ile-de-France, de Haute-Normandie et de Basse-Normandie), le financement de la première phase d'étude est désormais mis en œuvre.
Déterminer des bandes de passage de 1 à 3km
Une première enveloppe de 22 millions d'euros (sur un total de 98 millions d'euros) qui va servir à réaliser des études en vue de préciser les futures zones de passage préférentielles (ZPP), soit des bandes de 1 à 3 km, précise Emmanuèle Saura, chef de projet LNPN chez SNCF Réseau (ex-RFF). Les études s'attarderont en priorité sur les sections Paris-Mantes, Mantes-Evreux et Rouen-Yvetot avec pour objectif annoncé de "faire sauter les goulets d'étranglement que sont le passage de Mantes et la section Rouen-Yvetot".
Des trains capables de rouler à 250 km/h qui restent à inventer
A termes, c'est à dire d'ici 2030, date de réalisation des sections dites "prioritaires", l'enjeu consistera "à améliorer la régularité et les temps de parcours tout en augmentant la fréquence des trains", explique François Philizot. Une fréquence qui doit doubler sur les trains Intercités comme sur les TER. Le tout avec de nouveaux matériels roulant, "pas des TGV mais pas non plus des trains classiques", capable de rouler à 250 km/h... mais qui n'existent pas encore sur le marché hexagonal, admet le délégué interministériel.
Serqueux-Gisors pour délester la ligne actuelle
Après cette première phase d'études qui doit s'achever en 2017, le projet devrait se concentrer d'une part sur la modernisation de la ligne Serqueux-Gisors qui offrira dans sa nouvelle configuration une alternative pour le fret permettant de libérer des sillons sur la ligne actuelle, puis d'autre part sur la finalisation du projet Eole (avant 2022) destiné à désaturer l'axe Paris-Mantes.
Gains de temps...pas avant 2030!
Quant au véritables gains de temps de parcours qui doivent permettre de relier Paris à Rouen en 45mn ou encore Rouen et Caen en moins d'une heure, l'horizon annoncé est aujourd'hui postérieur à 2030!