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Librairies indépendantes : Le plan d'aide d'Aurélie Filippetti
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Librairies indépendantes : Le plan d'aide d'Aurélie Filippetti

Livre. Le plan d'aide à la librairie indépendante, annoncé par la ministre de la Culture, suscite le consensus auprès des libraires.

« C'est certainement, sur les dix dernières années, le plan ministériel le plus ambitieux et le plus accompli », déclare satisfait Matthieu de Montchalin, patron de la librairie L'Armitière à Rouen et président du Syndicat de la librairie française (SLF), à propos du plan d'aide à la librairie indépendante dévoilé par la ministre de la Culture, le 25 mars dernier au salon du livre.




9 M€ pour les libraires

En attendant la mise en place prochaine du fonds de soutien au livre pour lequel l'arbitrage de Bercy est encore nécessaire, trois mesures immédiates sont déjà décidées, pour un montant de 9 millions d'euros. Tout d'abord, la création d'un fonds d'aide à la trésorerie, sous forme de prêts remboursables accordés par le Gouvernement. « Une sorte de fonds d'urgence », estime Matthieu de Montchalin, doté de 5 millions d'euros. Seconde mesure, la mise en place d'une aide à la transmission d'entreprise, d'un montant de 4 millions d'euros, sous forme de prêts à moyen terme avec l'Adelc, association créée par les éditeurs à la fin des années 80. Une nécessité, selon le président du syndicat de la librairie française : « En raison du baby-boom, beaucoup de patrons de librairies vont chercher à céder leur librairie. Mais, les repreneurs n'ont pas forcément les fonds disponibles et les emprunts bancaires ne sont pas toujours suffisants ». Enfin, au terme de ces mois de consultation, la ministre a annoncé la nomination d'un médiateur du livre, une demande ancienne de l'inter-profession qui souhaitait une autorité administrative pour faciliter la conciliation des litiges et éviter le recours aux procès. « C'est important car les procès en France sont longs et coûteux. Ce système a très bien fonctionné dans le domaine du Cinéma », explique Matthieu de Montchalin.




Un consensus

Le taux du livre doit passer de 5,5 à 5 % au 1er janvier 2014, en même temps que celui des biens de première nécessité. Une bonne nouvelle pour les professionnels complétée par l'annonce de la création du fonds de soutien à hauteur de 15 à 20 millions d'euros, destiné à financer les spécificités des libraires : animations, problématiques de loyer... Une décision qui fait consensus, selon Matthieu de Montchalin : « C'est l'aboutissement d'une méthode de travail en concertation avec la Ministre que nous saluons. Bien sûr, nous veillerons à ce que ces annonces prennent vie dans les faits ».



Sébastien Colle

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