Après l'accord du Parlement italien à l'automne et celui de l’Assemblée nationale française le 22 décembre 2016, il ne manquait que l'aval du Sénat pour acter l'engagement des travaux du tunnel transfrontalier entre la France et l'Italie. C'est chose faite ce 26 janvier, annonce un communiqué du Comité pour la Transalpine Lyon-Turin. Ce tunnel de 57 km sous les Alpes sera un maillon essentiel de la future ligne ferroviaire pensée pour l'acheminement du fret et des voyageurs entre la péninsule ibérique et l’Europe centrale.
Pérenniser le financement
Grâce à cette dernière approbation, la société franco-italienne Tunnel Euralpin Lyon Turin (TELT), en charge de la réalisation et de l’exploitation du tunnel, va pouvoir lancer « les premiers appels d'offres nécessaires à la poursuite du chantier dont la livraison est programmée à l’horizon 2030 », précise le communiqué. Un pas décisif pourtant tempéré par François Lépine, le vice-président délégué du Comité pour la Transalpine. « L’essentiel est certes acquis mais il reste encore beaucoup à faire et à décider », argue-t-il, cité dans le communiqué. Selon lui, « il y a urgence à pérenniser sur le long terme le financement de la part française du tunnel (25% du coût total de 8,6 milliards d’euros en euros de 2012) et il y a urgence à accélérer la programmation des voies d’accès françaises au tunnel (...). »