L'IA demeure la priorité en recherche et développement pour les entreprises du numérique
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L'IA demeure la priorité en recherche et développement pour les entreprises du numérique

L’intelligence artificielle s’impose comme la grande priorité des investissements en R & D des entreprises du numérique, plébiscitée par 86 % d’entre elles en 2025. Mais derrière cet élan technologique, les freins financiers et réglementaires s’accumulent et l’adoption de l’IA par les salariés français reste, elle, à la traîne.

L’intelligence artificielle est la priorité de la R & D dans les entreprises — Photo : Pixabay - CC0

En 2025, pour 86 % des entreprises de la filière numérique, l’intelligence artificielle est la priorité en matière d’investissement R & D, contre 70 % en 2023, selon le baromètre du financement de l’innovation de Numeum, syndicat patronal des professionnels du numérique.

La cybersécurité et le cloud suivent l’IA mais sont de moins en moins prioritaires. Pour 45 % des entreprises, la cybersécurité est une priorité d’investissement en 2025, contre 52 % en 2024. Pour le cloud, cette proportion passe de 41 % à 31 %.

Des freins rencontrés par les entreprises

Face à ces enjeux, les entreprises sont néanmoins confrontées à des freins. Le manque de ressource financière est le principal point bloquant pour 63 % des entreprises. Pour financer ces développements, le crédit impôt-recherche (CIR) demeure un levier important. Pour 50 % des répondants, le quart de leurs effectifs en R & D sont financés ou éligibles au CIR. Quant au crédit d’impôt innovation, 42 % des PME répondants l’ont mobilisé en 2025, soit une baisse de 16 % par rapport à 2024.

La réglementation est aussi un enjeu pour 41 % des répondants, contre 21 % en 2024. "La pression réglementaire émerge comme une contrainte croissante et structurante pour les projets de recherche", indique le syndicat, notamment dans la mise en œuvre des normes européennes comme l’IA Act, le règlement européen sur l’intelligence artificielle.

Un paysage "contrasté" pour le numérique

Pour Numeum, ce baromètre "dessine un paysage contrasté pour le numérique français". "Si l’élan technologique est porté par une présence croissante de l’IA ces trois dernières années, la filière se heurte à des réalités financières et administratives complexes", résume le syndicat.

Pour 2026, Numeum estime que la réussite de la filière dépendra de la capacité des "acteurs à stabiliser leur trajectoire financière en optimisant leurs leviers de financement".

En complément de ces résultats, une tendance paradoxale émerge selon un sondage du cabinet de conseil PwC. La France accuse en effet un retard dans l’adoption de l’intelligence artificielle en entreprises. 54 % des actifs ne l’utilisent jamais et seuls 7 % y ont recours tous les jours.

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