LGV Ouest : Derniers rails posés en Ille-et-Vilaine

LGV Ouest : Derniers rails posés en Ille-et-Vilaine

Eiffage vient de poser les derniers rails de la LGV Ouest en Ille-et-Vilaine, à l'Ouest du tracé de la nouvelle ligne. Les futurs horaires vers Paris se dessinent aussi...

Le chantier de la LGV Ouest bat son plein en Bretagne, "conforme au planning prévisionnel", selon Eiffage. La pose des voies à l’ouest du tracé de la LGV (250 km) est maintenant terminée, soit 500 km de rails entre Sablé-sur-Sarthe et Rennes. C’est une "étape symbolique de l’avancement du chantier", selon l'opérateur. Le train de pose va repartir sur la base de travaux ferroviaire d’Auvers-le-Hamon (72) pour attaquer les travaux à l’est du tracé vers Connerré (72) dès la mi-octobre.

Meilleurs temps de trajet

Par ailleurs, la SNCF travaille aux nouveaux horaires qui entreront en vigueur en 2017, à l'ouverture commerciale de la ligne. A cet horizon, 13 TGV seront directs entre Rennes et Paris (à 1h27) dont trois "bolides" qui mettront même 1h25. Leur vitesse maximale autorisée sera de 320 km/h, mais la ligne a été conçue à long terme pour 350 km/h (cela nécessiterait alors de nouveaux travaux de signalisation). Les gains de temps moyens sont estimés, dès 2017, de 33 à 39 minutes entre Rennes et Paris, et 45 minutes en moyenne entre Brest/Quimper et Paris. Le premier TGV de Rennes-Paris partira à 7h47 contre 7h59 actuellement ; et le dernier à 23h04 contre 23h11. Dans l'autre sens vers la Bretagne, le premier partira à 8h22 (contre 9h16) et le dernier 23h24 (contre 23h19). Sous réserves de modifications...

Une offre longue distance repositionnée

Sur les plus longs trajets, un voyageur mettra, par exemple, 4h17 pour Rennes-Strasbourg contre 5h30 actuellement. L'offre avec l'Ille-de-France, Lille et le Sud (Marseille et Montpellier hors vacances) sera "en léger retrait" par rapport à 2015 (un train en moins par jour), mais équivalente sur Charles-de-Gaulle et Lyon, et conservée avec l'Est. Dès décembre 2015, un TGV OuiGo, marque low-cost de la SNCF, fera son apparition en Bretagne.

Le coût de ce chantier titanesque s'élève à 3,4 milliards d'euros, dont 30 % de financements publics.