Alpes-Maritimes
Les semelles connectées de TRAXxs expérimentées par GSF
Alpes-Maritimes # Services # Innovation

Les semelles connectées de TRAXxs expérimentées par GSF

Le n°4 de la propreté en France GSF, dont le siège se situe à Sophia Antipolis, s'allie avec la start-up sophipolitaine TRAXxs pour expérimenter ses semelles connectées dans le cadre de la protection des travailleurs isolés.

Incubée depuis juillet dernier par l'ESA BIC, TRAXxs sort du bois. Après deux ans de R&D, deux brevets déposés et une collaboration fructueuse avec le laboratoire LEAT de l'université azuréenne, la jeune pousse sophipolitaine a présenté, lors du Mobile World Congress 2016, la Xsole, son premier prototype de semelle connectée. Intégrant capteurs de mouvements, carte SIM et système de géolocalisation, associée à une app, « elle permet de transformer tout type de chaussures en système de suivi en temps réel », indique Sylvain Rispal, dirigeant-fondateur de TRAXxs. Disposant d'une autonomie d'une semaine, la semelle, qui vibre lorsqu'elle se trouve dans une position non-conventionnelle, se recharge sur un socle à la manière d'un téléphone. TRAXxs propose ainsi aux fabricants de chaussures, notamment techniques, de se différencier sur un marché générant, en Europe, quelque 60 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an.

D'abord pour les travailleurs isolés avec GSF

La jeune pousse cible dans un premier temps le segment des travailleurs isolés pour lequel elle co-finalise le développement de son produit avec un des géants du secteur de la propreté, le groupe sophipolitain GSF (718,8 M€ de chiffre d'affaires pour 30 000 personnes dans le monde). « Les outils utilisés dans le cadre de la protection des travailleurs isolés, de type durcie, sont généralement complexes et d'un coût très élevé, donc inadaptés à certaines activités. Notre solution, totalement intégrée, propose une interface d'utilisation à la portée de tous », reprend le dirigeant. Une phase d'expérimentation est en cours de préparation dans l'un des sites clients de la filiale alsacienne du groupe, GSF Saturne. Il s'agit d'une usine constituée de plusieurs bâtiments dans lesquels les équipes GSF interviennent sur des surfaces de différentes hauteurs allant de -9 à +40 mètres. Les salariés munis de semelles connectés seront ainsi protégés sans aucune contrainte pour leurs activités puisque c'est via les capteurs et grâce aux technologies GPS/GSM intégrés que l'encadrement recevra une alerte directement sur son téléphone en cas de problème. « Avec de telles superficies, il y a un vrai intérêt à pouvoir sécuriser un opérateur. Identifier la position en cas de malaise nous permet de réagir très rapidement et ainsi assurer la sécurité du salarié », précise Laurent Tomasina, chef de l’établissement alsacien Brumath de GSF. Si la phase d’expérimentation est concluante, l’utilisation de semelles connectées pourrait s’implanter durablement sur le site. Avec la perspective d’étendre par la suite ce type de protection à tous les lieux sensibles d’intervention de l’entreprise.

Levée de fonds engagée

TRAXxs entend ainsi faire ses preuves sur ce marché de niche et « appréhender les problématiques de volume ». Avant d'élargir les débouchés vers ceux de la sécurité et de la santé, notamment dans le cadre du suivi des personnes dépendantes. En attendant la commercialisation, programmée pour la fin 2016, TRAXxs s'engage dans un processus de levée de fonds de 500 000 euros afin d'intégrer de nouvelles fonctionnalités et de travailler à la réduction des coûts dans le but d'adresser, in fine, le large marché des sportifs et du grand public.

Alpes-Maritimes # Services # Innovation # Management