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Les ruches d'entreprises passent aux communautés de communes
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Les ruches d'entreprises passent aux communautés de communes

Privé de la compétence économique par la loi NOTRe, le département du Nord doit se séparer de ses ruches d'entreprises. Un accord est en passe d'être conclu avec l'ensemble des communautés de communes concernées, et en premier lieu, la Mel.

Un temps incertain, le sort des douze ruches d'entreprises installées sur le territoire du Nord semble finalement fixé. La Région ayant refusé de les prendre sous son aile, même si elle accepte de participer à leur financement à hauteur de 300 000 € par an pendant trois ans, c'est avec les communautés de communes que le Département a ouvert des négociations. Une discussion fructueuse, puisqu'il est en passe de trouver un accord avec chacune des métropoles, pour qu'elles rachètent les ruches, « 30% moins cher que la valeur domaniale », précise Jean-René Lecerf, le président du Nord.

La Mel verse 13 millions d'euros

Et si la Communauté d'agglomérations de la Porte du Hainaut semble rester la dernière à convaincre, la Mel a été la première à acter la reprise des trois ruches départementales de son territoire, celle de Villeneuve d'Ascq lui appartenant déjà. Voté lors du conseil métroplitain du 1er juin, le rachat des ruches de Tourcoing, d'Armentières et d'Hellemes coûtera donc 13 millions d'euros à la métropole lilloise. « Cette décision s'inscrit dans la politique globale de la Mel, dont la puissance des incubateurs est connue. Il nous a semblé logique de compter, outre des incubateurs très spécifiques, des lieux où accueillir tous les types d'entreprises », souligne Damien Castelain, le président de la Mel. Les 100 entreprises hébergées dans les ruches métropolitaines, et leurs 500 salariés, sont donc assurés de la perennité des structures qui les accueillent. Le transfert devrait être effectif au 31 août.

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