Le nombre d’opérations de cessions-acquisitions a fortement augmenté en Bretagne en 2024. C’est ce que révèle le 9e panorama du cabinet In Extenso (mené avec Epsilon Research), qui met le focus sur 58 opérations menées dans la région concernant des PME réalisant entre 1 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
58 opérations relevées
La Bretagne ne fait pas exception. Cette tendance haussière se retrouve sur l’ensemble du territoire national (à l’exception de la Nouvelle-Aquitaine), avec une moyenne de + 27 %. En Bretagne, le nombre de transactions a, lui, progressé de + 61 %, avec donc 58 opérations relevées par In Extenso. La progression y est plus importante que chez nos voisins ligériens (+ 54 %) et normands (+ 35 %), même si les Pays de la Loire ont enregistré 88 transactions au total (31 pour la Normandie).
"Ce rebond important a été soutenu notamment par le rattrapage des opérations reportées fin 2023, une moindre sensibilité aux chocs conjoncturels du Small Cap (entreprises aux petits capitaux, NDLR) et par la vague de départs en retraite de dirigeants de PME", analyse le cabinet de conseil en stratégie et accompagnement d’opérations de cession acquisition.
Forte croissance dans les technologies
En Bretagne comme sur l’ensemble de la France, la dynamique de croissance est particulièrement visible sur le secteur des technologies, des médias et des télécommunications, qui concentre 13 opérations sur les 58 menées en 2024. "Le secteur est tiré par de nouveaux acteurs venant consolider certains métiers du secteur, notamment dans les logiciels B to B", indique le communiqué d’In Extenso.
Parmi les opérations significatives, se trouve en effet le rachat de l’éditeur de logiciel rennais Golaem par le géant de l’édition de logiciels et créations de contenus numériques américain Autodesk l’été dernier. Elle fait partie des rares cessions à une entreprise internationale (9 % seulement, hors Europe).
Des acquéreurs français pour l’immense majorité
Les entreprises bretonnes ont en effet été cédées à 84 % à des acquéreurs français en 2024, dont même 37 % de Bretons. Toutefois, même si le nombre de cessions est le plus important dans les technologies, il n’est pas le secteur le plus valorisé (3,8 millions d’euros en moyenne par cession). L’agroalimentaire, recensant 8 opérations, représente de plus gros montants, avec une moyenne de 22 millions d’euros. Parmi les cessions importantes de l’année passée : celle de l’entreprise costarmoricaine de biostimulants pour l’agriculture Bio3G (50 M€ de CA en 2023, 450 salariés) reprise à 100 % par le groupe suisse Éléphant Vert.