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Les nouvelles rames de métro de Siemens embarquent les PME
Rennes # Transport-logistique # International

Les nouvelles rames de métro de Siemens embarquent les PME

Début juin, les deux premières voitures de la nouvelle ligne du métro de Rennes quitteront les ateliers autrichiens de Siemens. Direction la Bretagne pour des tests avant que 48 autres rames prennent le même chemin. Pour le groupe allemand, ce marché représente un chiffre d'affaires de 221 millions d'euros, qui profite aussi à des entreprises françaises : Siemens assure faire travailler 70 entreprises à 80% implantées en France dont 15% en région.

À Vienne, une rame de métro rouge et noir attend ses finitions dans les ateliers de Siemens où travaillent 1 200 des 348 000 employés de la firme allemande, qui pèse plus de 75 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Malgré les couleurs du Stade rennais, celle-ci est commandée pour Dubai... Celle de Rennes, aux couleurs jaune et bleu, trône un peu plus loin. Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole prend connaissance de sa commande dévoilée en avant-première le 22 mars en vue de la future ligne B du métro rennais. Cette deuxième ligne sera mise en service au printemps 2020. Deux voitures composeront chaque rame pour une prévision de trafic de 120 millions de voyages en 2025 sur les deux lignes confondues (contre 76 millions de passagers en 2014). Les livraisons des rames vont s'échelonner de juin 2017 à mi-2018. Premières impressions à bord : « Plus spacieuse, plus moderne, plus connectée... »

Rennes pionnière

Rennes est la première ville au monde à avoir commandé ce CityVal automatique sur pneus nouvelle génération. Siemens avait remporté le marché de 25 rames face à Bombardier. Un contrat aux retombées européennes selon l'esprit maison. Christophe De Maistre, président de Siemens France, assure que ce projet fait travailler 200 ingénieurs internes (50 ETP) et 70 entreprises dont 80% implantées en France, au sein desquelles on trouve 15% d'entreprises régionales (Laudren, Pigeon Béton, Dourmap, BCIG, Cequad, Compin, Socofer, FDI+, Apave...). À Rennes, Siemens va aussi doubler temporairement l'effectif de son équipe dédiée, actuellement de dix salariés.

Francfort, Dubaï, Los Angeles et Taiwan en ligne de mire

Pour Rennes, les retombées se mesureront aussi à long terme. Siemens veut en faire une vitrine pour déclencher ses futurs contrats : la version aéroportuaire AirVal a fait partie d'une offre de 30 voitures pour l'aéroport de Francfort. Décision attendue fin 2017. « Nous remettrons une offre similaire à la fin du mois de mai pour Dubaï avec 120 à 150 voitures », souligne Éric Cazeaux, directeur de la division mobilité de Siemens (8 milliards d'euros de CA) qui évoque d'autres opportunités à Los Angeles et à Taiwan. Sans oublier la troisième ligne du métro de Toulouse sur laquelle Siemens, très présent sur place, « souhaite se positionner ». Mais il y aura forcément une prime au pionnier rennais, qui doit maintenant s'attendre à accueillir le monde entier. « Au lancement de la ligne 14 à Paris, nous recevions trois délégations par jour ! », se souvient-on chez Siemens.

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