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Les magasins C’est deux euros résistent à l’inflation
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Les magasins C’est deux euros résistent à l’inflation

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Détenue par la société Cedif, l’enseigne toulousaine C’est deux euros parvient à maintenir le prix unique de ses produits à 2 euros dans ses 45 magasins en France malgré la hausse des coûts. Le résultat d’un travail de fond entrepris depuis cinq ans.

Les magasins C’est deux euros proposent des produits au prix unique de 2 euros pour l’équipement de la maison et de la personne — Photo : Cedif

Les magasins C’est deux euros, qui distribuent en France des articles destinés à l’équipement de la maison et de la personne au prix unique de 2 euros depuis plus de 20 ans et appartiennent à la société Cedif (190 salariés, CA : 24 M€), basée à L’Union (Haute-Garonne), résistent à l’inflation qui bouleverse pourtant l’équilibre de leurs coûts (transports internationaux, matières premières, énergie…) et parviennent à maintenir leur offre. Ils composent un réseau de 45 magasins intégrés, exclusivement situés dans les centres-villes, et revendiquent 4 millions de clients, dont une large majorité de femmes. Fondée en 1993 par son président Marc De Bisschop, l’entreprise a déjà dû absorber le passage à l’euro (elle affichait jusqu’alors un prix unique de 10 francs par article) puis affronter une chute de son chiffre d’affaires pendant le Covid.

Virage stratégique

Juste avant l’apparition de la pandémie, elle a pris un virage stratégique en réponse au constat d’un certain essoufflement de ses ventes. Depuis 2019, Cedif a ainsi mobilisé 5 millions d’euros pour relooker ses magasins (120 000 euros par magasin environ), à raison d’une douzaine par an, après un test probant mené dans sa boutique d’Orléans (Loiret). Tous les magasins du réseau (conçus sur le même modèle, dans un local d’environ 150 m2 et qui emploient trois personnes) sont aujourd’hui relookés, modernisés, et les efforts entrepris à destination de l’expérience clients paient. Cette année, C’est deux euros enregistre une croissance de 20 % par rapport à l’avant crise sanitaire, pour un panier moyen inférieur à 10 euros. Elle récolte aussi les fruits d’une optimisation de son organisation interne et de la gestion de son impressionnant stock (6 000 palettes), réparti dans son entrepôt logistique de 6 000 m2, depuis lequel les articles sont acheminés vers les magasins. Celui-ci lui permet de proposer plus de 2 500 références en boutiques, 50 % de produits permanents et 50 % de produits d’opportunité (en fonction du marché, des saisons, des modes…). Cedif achète désormais notamment de plus gros volumes pour réaliser des économies d’échelle.

Contrôle des produits

“Nous sommes très attachés à notre prix unique et nous nous positionnons vis-à-vis de nos clients comme une source d’achats malins et d’achats coup de cœur”, explique Marc De Bisschop. L’entreprise s’approvisionne à 50 % en Asie (Chine, Inde, Turquie), à 33 % en Europe (Espagne) et dans le reste du monde (Maroc). “Nous disposons par exemple d’un bureau d’achats en Chine où une présence physique est indispensable, poursuit le dirigeant. Il s’occupe du sourcing des produits mais aussi de leur contrôle, un paramètre devenu extrêmement important pour nous afin de maintenir la qualité des articles dans nos magasins.” Adepte d’un développement maîtrisé depuis la création de l’enseigne, Marc De Bisschop, focalisé sur la rentabilité après deux décennies passées à maintenir les équilibres, évoque avec prudence le déploiement de nouveaux magasins au nord d’une ligne Rouen-Paris-Reims, C’est deux euros y restant sous-représenté. Une expansion dans la capitale, où Cedif a implanté une première boutique sur le boulevard de Sébastopol il y a deux ans, est aussi en réflexion, malgré le caractère atypique du marché parisien fait d’arrondissements très différents les uns des autres.

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