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Les jeunes acceptent davantage le fait religieux en entreprise que les autres générations
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Les jeunes acceptent davantage le fait religieux en entreprise que les autres générations

En 2025, près de quatre salariés sur dix ont été confrontés à des faits religieux sur leur lieu de travail, selon une enquête du Crif. L’étude tend surtout à montrer une plus grande acceptabilité du fait religieux en entreprise, en particulier chez les jeunes.

Les 18-24 ans et les 50-65 ans ont des degrés d’acceptabilité sur les comportements et faits religieux en entreprise, très différents — Photo : master1305

En 2025, 37 % des salariés français ont eu connaissance de faits religieux avérés sur leur lieu de travail, selon la dernière enquête de Harris interactive - Toluna pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Une statistique en légère progression par rapport à 2021, et plus importante chez les 18-34 ans.

Les signes ostentatoires, phénomènes les plus constatés

Parmi les 1 155 salariés âgés de 18 à 65 ans interrogés par le Crif, 67 % des 18-24 ans disent avoir eu connaissance de faits religieux avérés, et près de la moitié des 25-34 ans. Les faits religieux les plus constatés par l’ensemble des salariés sont des signes ostentatoires (30 %), des demandes alimentaires spécifiques (28 %), des demandes de congés liés à des motifs religieux (26 %), des temps de prières (21 %), voire du prosélytisme religieux (17 %), précise l’enquête.

Le jeûne, les congés pour motif religieux, bien acceptés

"L’acceptabilité des formes d’expression religieuse au travail tend à progresser depuis 2021", relate le Crif. La moitié des salariés se dit ainsi favorable à au moins un aménagement lié à la pratique religieuse en entreprise, qu’il s’agisse du port du voile, ou d’accorder des aménagements de travail informels. Ils étaient 42 % à y être favorables en 2021.

Le jeûne pendant les heures de travail, un plat végétarien systématique au restaurant d’entreprise et poser des jours de congé pour motif religieux, font partie des pratiques les plus acceptées par les salariés.

Un clivage générationnel sur l’acceptabilité de certaines attitudes

De nettes différences générationnelles s’observent néanmoins sur l’acceptabilité de certains comportements. "Refuser de serrer la main d’une personne de l’autre sexe" est ainsi jugé acceptable par 28 % des salariés, mais par seulement 18 % des 50-65 ans, contre 58 % des 18-24 ans. De même pour le "refus d’entrer en contact avec certains clients selon leur sexe", considéré acceptable par un salarié sur cinq, mais seulement 11 % des 50-65 ans, contre 42 % des 18-24 ans.

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