L’aventure se poursuit pour les Fonderies de Sougland (48 salariés et 5,5M€ de CA), les plus anciennes fonderies de France, fondées dans l’Aisne en 1543, sous François Ier. Leur avenir était menacé depuis la révélation des déboires judiciaires de son actionnaire, le groupe lyonnais ACI Group. Entrées en redressement en décembre, les Fonderies étaient à la recherche active d’investisseurs pour pérenniser leur activité, alors même que l’entreprise se développe sur de nouveaux marchés de façon prometteuse.
Trois familiers du dossier
Leur horizon semble s’éclaircir avec l’annonce de l’arrivée de trois nouveaux actionnaires, Emmanuel Vega, Patrice Seret et Régis Collignon, dont l’offre de reprise a été validée par le Tribunal de Commerce de Lyon, le 14 avril 2026.
Les trois associés connaissent parfaitement le secteur, et le dossier : Emmanuel Vega est issu du monde de la sidérurgie, ayant occupé des postes de direction au sein de l’entreprise La Fonte Ardennaise, puis d’AFS Sedan. De leur côté, Patrice Seret et Régis Collignon comptaient parmi les cadres des Fonderies : le premier en était le directeur des opérations, le second, le directeur des ressources humaines.
43 salariés repris sur 48
Leur projet prévoit le maintien de 43 salariés sur 48. À la faveur de l’arrivée de ces trois investisseurs, l’entreprise est simplement renommée "Sougland". Cette dernière va "continuer à faire vivre un savoir-faire industriel d’exception, à honorer la confiance de ses clients, partenaires et collaborateurs", indique un court communiqué des repreneurs.
Des aides publiques des collectivités locales
Les nouveaux dirigeants vont pouvoir compter sur le soutien de la Région, qui annonce avoir voté, dès le vendredi 10 avril, l’attribution d’un prêt de 300 000 euros à Sougland pour accompagner la reprise des actifs des Fonderies de Sougland. "Un engagement concret, assumé, au service d’un objectif clair : sauver l’activité, préserver les emplois et défendre un savoir-faire industriel d’exception", vante un communiqué de la Région.
En complément, la Communauté de communes des Trois Rivières va mobiliser également un prêt de 150 000 euros, "soit 450 000 euros de soutien public territorial", se félicite la Région.