Le nouveau robot de Lenoir-Mec (60 salariés ; CA : 14 M€) a été inauguré officiellement en octobre 2024, dans l’usine française de l’entreprise qui réunit une quarantaine de salariés, à Cosnes-et-Romain, en Meurthe-et-Moselle. Développée en partenariat avec l’entreprise d’ingénierie mosellane Opteamum, l’installation doit permettre d’automatiser la production de l’entreprise, spécialisée dans les solutions de séparation magnétique et experte dans les domaines du recyclage et de la manutention.
Soutenu par Bpifrance à travers le plan France Relance, l’investissement réalisé par l’entreprise pour l’installation du robot n’est pas communiqué. Pour autant, Dominique Steichen, le directeur général de Lenoir-Mec, évoque "un marché en hausse", ainsi qu’une "croissance constante, à deux chiffres certaines années, depuis 2015". Lenoir-Mec, qui compte également un site d’une vingtaine de salariés en Italie, est une filiale du groupe Delachaux (4 115 collaborateurs ; 1,175 Md€ de CA).
Des enjeux de sécurité
Commandé à l’été 2023, puis soumis à des essais, le robot devrait être pleinement opérationnel en décembre 2024. L’installation doit optimiser la mise en œuvre de blocs magnétiques. "Cet équipement contribue à renforcer la sécurité des opérateurs sur site, car la manipulation des aimants est dangereuse et comporte des risques élevés d’accidents", précise l’entreprise. Pour autant, "nous connaissons très peu d’accidents : tous nos opérateurs sont sensibilisés à la sécurité", complète Dominique Steichen.
Les opérateurs dont le travail sera effectué par la machine devraient désormais travailler sur des tâches de maintenance et d’alimentation du robot, ainsi qu’à la production. Aucun poste ne devrait être menacé par la nouvelle installation. "Au contraire, nous avons actuellement trois alternants, deux personnes à l’essai et un poste ouvert à l’atelier : nous connaissons actuellement une croissance de nos ressources humaines de 15 %", chiffre le directeur.
"Nous allons multiplier notre productivité par plus que trois"
Actuellement, le site lorrain de l’entreprise produit entre 300 et 400 séparateurs magnétiques, ainsi que 50 séparateurs à courants de Foucault par an. Soit près de deux séparateurs magnétiques par jour. Avec l’installation du nouveau robot, "nous allons multiplier notre productivité en matière de séparateurs magnétiques par plus que trois", annonce Dominique Steichen.
Un plan stratégique sur trois ans
"Cet investissement s’inscrit dans un plan stratégique : nous souhaitons augmenter nos ventes de séparateurs magnétiques de 50 % sur trois ans", poursuit le directeur général de Lenoir-Mec. À ce titre, l’entreprise prévoit déjà l’installation d’un second robot, voué à préparer les pièces pour les soudures. En cours de fabrication, la nouvelle installation devrait arriver en décembre prochain. L’entreprise a également investi dans deux nouveaux postes à souder laser, fournis par le distributeur vosgien Start40. Des opérations comprises dans l’enveloppe globale de France Relance, portant sur l’outillage de l’entreprise. "Ce sont des investissements qui nous engagent sur la pérennité", commente Dominique Steichen.