Votre tram arrive à une station, et tout d’un coup sur les vitres s’affichent les correspondances, le nombre de vélos en libre-service disponibles, les horaires des prochains départ de bus… Puis le tram repart et à travers les fenêtres, c’est la ville, telle qu’elle se présentera en 2020, qui est visible… Vous ne rêvez pas. Vous êtes à bord de Connectram, une innovation présentée le 5 octobre à Bordeaux, sur la ligne C du tramway.
Le secret d’une telle prouesse : Des écrans positionnés sur des vitres qui mêlent l’environnement réel en mouvement à des visuels 2D et 3D. Keolis Bordeaux, opérateur du réseau de transport, et coordinateur du projet, s’est entouré de plusieurs partenaires pour mener à bien cette innovation : l’établissement public d’aménagement Euratlantique, CEA Tech et Axyz. L’Institut List du CEA Tech a développé une technologie qui localise une caméra en mouvement dans son environnement (géolocalisation) ou, à l’inverse, localise un objet mobile filmé (suivi d’objet). La PME bordelaise Axyz a réalisé l’intégration 3D du système. Et Euratlantique a modélisé ses projets d’aménagements. Car le système propose de la réalité augmentée uniquement sur la ligne C, entre les Belle Rose et Tauzia, c’est-à-dire au sein du périmètre Euratlantique.
Deux rames circuleront équipées de cette technologie pendant 2 mois. Durant ce laps de temps, l’Ecole supérieure de cognitique de Bordeaux va analyser le comportement et les attentes des usagers. D’autres développements en découleront par la suite. On imagine, par exemple, l’intérêt publicitaire que certains y trouveront. Le tram passe devant un restaurant, et le menu du jour s’affiche en superposition de l’établissement. Ou encore : le tram passe devant un immeuble, et le prix des appartements à vendre apparaît…