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Le stéphanois Carlesimo se positionne pour reprendre Duralex avec 5 millions d’euros de fonds propres
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Le stéphanois Carlesimo se positionne pour reprendre Duralex avec 5 millions d’euros de fonds propres

Le groupe stéphanois Carlesimo, spécialisé dans la reprise de sites industriels en difficulté, fait partie des trois candidats déclarés à la reprise de Duralex. Son dirigeant se dit prêt à engager 5 millions d'euros de fonds propres dans le verrier, actuellement placé en redressement judiciaire.

— Photo : La Maison française du verre / CC-BY-SA-3.0

Le groupe Carlesimo, basé à Saint-Étienne (Loire), revient à la charge pour reprendre Duralex. La holding spécialisée dans la reprise de sites industriels en difficulté a déposé une offre concernant le fabricant de vaisselle en verre trempé, qui emploie actuellement 243 salariés sur son usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Le groupe stéphanois avait déjà présenté une offre en 2024, finalement écartée au profit du projet de reprise en société coopérative et participative (Scop) porté par les salariés.

Cette fois, Carlesimo fait partie de trois candidats identifiés. Face au groupe stéphanois figure notamment Cédric Meston, cofondateur de la société HappyVore et repreneur de Tupperware France en 2025 via sa holding Tomé. Le troisième dossier est porté par AA Investments, société basée à Hong Kong et détenue par l'homme d'affaires français Morteza Goshayeshi et sa famille.

Carlesimo prêt à apporter 5 millions d'euros

L'enjeu financier est conséquent pour le candidat stéphanois. Son dirigeant s'est déclaré prêt à investir 5 millions d'euros de fonds propres dans Duralex.

Le verrier traverse son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans le 1er juin 2026, l'entreprise avait pourtant été reprise deux ans auparavant par ses salariés. Environ 60 % des 243 salariés avaient alors investi dans la Scop.

Les besoins dépassent toutefois le seul financement de la reprise. Selon la Confédération générale des Scop citée par Le Dauphiné Libéré, 25 millions d'euros seraient nécessaires pour moderniser durablement l'outil industriel et réduire sa dépendance au gaz. Le site disposerait par ailleurs d'une capacité annuelle de production d'environ 90 millions de verres pour des ventes de l'ordre de 60 millions d'unités.

Une décision attendue le 17 septembre

Le processus de reprise n'est cependant pas terminé. Alors que le 6 août constituait initialement la date limite, l'administrateur judiciaire a prolongé jusqu'au 11 septembre le délai permettant de finaliser les dossiers, afin notamment de laisser les candidats préciser leurs offres. Les trois propositions actuellement déposées restent soumises à des conditions suspensives.

Le tribunal de commerce d'Orléans doit examiner les offres lors d'une audience prévue le 17 septembre 2026. Carlesimo tentera donc, deux ans après sa première candidature, de prendre le contrôle du verrier français.

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