27,4 millions d’euros pour faire émerger des deeptech à impact environnemental. Le start-up studio 4elements vient de réaliser cette opération vertueuse pour la planète, via un premier tour de table de ce montant, auprès du Fonds européen d’investissement, aux côtés du Fonds French Tech Accélération 2 de France 2030, géré pour le compte de l’État par Bpifrance, de Greenpact et de plusieurs family offices.
Une levée de fonds qui devrait soutenir le lancement d’une dizaine de start-up à horizon 5 ans, en comptant les trois pépites, dédiées à la transition énergétique déjà créées par le studio. "Cette levée de fonds va nous permettre de fournir un financement adapté et progressif, jusqu’à 6 millions d’euros par start-up, en fonction des différentes étapes de maturité des projets et cela, partout en Europe, avec une priorité sur le marché français", explique Cédric Favier, cofondateur de 4elements. "Nous avons financé en propres nos trois premières sociétés afin d’avoir une preuve de concept tangible pour les investisseurs", poursuit-il.
De l’idée jusqu’à la validation de marché
C’est au sein de Greenpact, collectif d’entrepreneurs engagés, que Cédric Favier, entrepreneur et investisseur (ex Elaia) et Jean-Baptiste Goffart, spécialiste du venture building, cofondent 4elements en 2023, avant d’être rejoints récemment par Cédric Boisart, entrepreneur deeptech, en tant que partner. "Nous avions tous les trois à cœur de faire émerger des projets entrepreneuriaux au service de la transition", explique Cédric Favier. 4elements qui emploie désormais 6 salariés est implanté au Bourget du Lac (Savoie), à Paris et Toulouse, avec deux personnes par site, "afin d’avoir un maillage territorial le plus large possible", poursuit l’associé.
À la différence d’un incubateur, qui accompagne des jeunes pousses déjà créées, le start-up studio démarre ses propres projets sur la base d’idées et/ou de technologies prometteuses ou bien co-entreprend avec des porteurs de projets. "Notre équipe construit et finance des start-up de l’idée jusqu’à la validation produit-marché en s’impliquant de manière opérationnelle. Elle joue le rôle de cofondateur et va identifier les clés de succès, définir la proposition de valeur et préparer l’accès au marché : développement produit, industrialisation, marketing de l’innovation, ventes, positionnement stratégique", poursuit l’associé.
Se rémunérer sur les plus-values
Le modèle fonctionne comme celui d’un fonds de private equity : les associés prennent au départ une participation dans la jeune pousse, avant de se désengager d’un point de vue opérationnel et de laisser les dirigeants recrutés pour développer l’entreprise, devenir actionnaires majoritaires.
"Notre but est de les associer au succès de l’entreprise", poursuit Cédric. "Nous nous rémunérerons sur les plus-values lors de la cession. Notre objectif est d’optimiser le fonds adossé à notre start-up studio", poursuit Cédric. D’où la nécessité de dérisquer leur portefeuille de start-up en créant des entreprises dans des secteurs variés et avec un degré de technologie plus ou moins important. "Nous allons certainement perdre quelques projets en cours de route ; notre objectif est de faire émerger 4 ou 5 champions de la transition énergétique qui rapporteront des plus-values", termine l’associé.