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Le sous-traitant électronique Belink Solutions est repris par l’indien Hirect Hind Rectifiers
Sarthe # Électronique # Fusion-acquisition

Le sous-traitant électronique Belink Solutions est repris par l’indien Hirect Hind Rectifiers

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En redressement judiciaire depuis le printemps, la société sarthoise Belink Solutions, qui produit et assemble des cartes et sous-ensembles électroniques, a été reprise par le groupe indien Hirect Hind Rectifiers. Rachetée en 2017 par le fonds américain AIAC, l’entreprise, initialement très dépendante du secteur automobile, avait entamé depuis quelques années une diversification dans d’autres domaines.

La société BeLink Solutions, reprise récemment par le groupe indien Hirect Hind Rectifiers, a entre autres équipé la Renault 5 E-Tech fabriquée en France — Photo : Belink Solutions

Deux candidats étaient sur les rangs pour la reprise de Belink Solutions (25 M€ de CA en 2024), sous-traitant électronique sarthois, installé de la Ferté-Bernard, placé en redressement judiciaire le 25 mars dernier : le lyonnais ACI Group (1 600 salariés, 220 M€ de CA en 2024) et l’indien Hirect Hind Rectifiers, industriel de l’électronique de puissance et du secteur ferroviaire. Le premier ayant retiré sa candidature juste avant que ne se prononce le Tribunal des activités économiques du Mans, c’est le projet porté par le groupe indien qui a été retenu pour reprendre la PME, propriété du fonds américain AIAC, qui en avait fait l’acquisition en 2017.

Une diversification en cours

La reprise de Belink Solutions par le groupe indien Hirect Hind Rectifiers, fondé en 1958, pourrait s’accompagner d’une trentaine de licenciements, sur environ 130 salariés en CDI dans l’entreprise. L’entreprise sarthoise, qui produit et assemble des cartes et sous-ensembles électroniques, a longtemps été dépendante de l’automobile. Ce secteur représentait encore 80 % de ses activités début 2024.

Dans un marché tendu, Belink Solutions, dont 40 à 50 % du chiffre d’affaires sont réalisés à l’export, s’est ouvert depuis quelques années à d’autres secteurs d’activité, comme la défense, l’aéronautique, le transport, l’industrie ou encore l’énergie. Lancée en 2024, la fabrication des bornes de recharges connectées de la société d’Arcueil (Val-de-Marne) Qovoltis, spécialisée dans les solutions de recharge intelligente pour véhicules électriques, en était un exemple.

Avant son placement en redressement judiciaire, l’objectif de la PME sarthoise était d’abaisser rapidement cette dépendance au secteur automobile à 60 %. Ce qui était également le projet de Philipe Rivière, le président d’ACI Group, avant qu’il ne retire son offre de reprise : il envisageait un chiffre d’affaires de 30 à 35 millions d’euros en 2026, dont 15 millions d’euros dans la sous-traitance automobile et 15 à 20 millions d’euros sur d’autres marchés.

Sarthe # Électronique # Automobile # Fusion-acquisition # International # Procédure collective # Suppressions d'emplois # PME