Pour Climb Up, tout débute en 2011, lorsque François Petit reprend la salle d’escalade le Mur de Lyon. 14 ans plus tard, Climb Up a bien grandi et compte aujourd’hui 32 salles. La toute dernière vient de voir le jour, fin janvier, à Nîmes (Gard). La fréquentation a, elle, atteint les 3 millions de visites en 2024, dont environ 365 000 nouveaux clients. Fréquentation qui a permis au groupe de 550 salariés d’atteindre les 37 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
"Nous avons des objectifs ambitieux. Nous visons les 10 millions de visites par an, un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros et près de 2 000 collaborateurs, avec cent salles, déclare François Petit. Ces chiffres, nous voulions les atteindre d’ici à 2030, mais à cause d’une confiance des ménages en berne et du pouvoir d’achat en baisse, nous tablons désormais davantage sur 2031-2032".
Un développement structuré et écoresponsable
Le groupe mise sur trois axes de développement : l’ouverture de salles en propre, la reprise de salles existantes, et le déploiement de salles sous licence de marque. "Nous essayons de construire le moins possible afin de limiter nos émissions carbones", annonce François Petit. Par ailleurs, presque la totalité des salles sont implantées en centre-ville et accessibles en transport en commun.
Toujours dans une optique de durabilité et d’écoresponsabilité, Climb Up a arrêté l’utilisation de la magnésie en poudre, nocive pour la qualité de l’air. Il l’a remplacée par de la magnésie liquide et en boule. "Nous avons aussi réalisé un bilan carbone en 2023 qui sera actualisé cette année afin de mesurer les progrès accomplis", ajoute le fondateur.
"Apporter un bien-être physique, mental et social."
Toutes les salles de Climb Up ne sont pas seulement équipées de voies et de blocs d’escalades. On retrouve des espaces détentes, des bars et parfois même des restaurants. Une diversification voulue par François Petit. "Nous sommes des lieux de vie, d’échange et de loisir. Nous ambitionnons de changer l’expérience de l’escalade et d’apporter un bien-être physique, mental et social. Chaque visiteur partage son temps en trois tiers : grimper, se reposer et échanger autour d’un verre ou d’un repas", déclare-t-il.
Le cœur de cible de Climb Up reste les 18-35 ans, mais l’accessibilité et l’atmosphère conviviale attirent aussi les familles, les entreprises pour des séminaires et les enfants via des cours réguliers.
Un maillage à renforcer en Aura
Avec sept salles dans la région, dont cinq à Lyon, une à Saint-Étienne et une à Chambéry, Climb Up est bien implanté en Auvergne-Rhône-Alpes. Mais quid de l’Isère et de la Haute-Savoie ? "Pour le moment, nous n’avons pas de projet en Isère. En Haute-Savoie, nous prospectons à Annecy, mais nous rencontrons des difficultés à trouver des bâtiments adaptés", confesse François Petit.
Une ambition internationale et des perspectives solides
En 2025, Climb Up prévoit l’ouverture de trois nouvelles salles : à Istres (Bouches-du-Rhône), dans le 19e arrondissement de Paris (Île-de-France) et à Nîmes, donc. À l’étranger, l’entreprise s’intéresse à l’Italie, l’Espagne et la Suisse pour exporter son modèle. Pour soutenir ses ambitions, Climb Up prévoit aussi une levée de fonds en 2026 ou 2027.