Le Medef veut faire de la pédagogie en vue de la présidentielle
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Le Medef veut faire de la pédagogie en vue de la présidentielle

Jean-Luc Monteil, président du Medef Paca, revient sur quelques points essentiels à quelques mois de l'élection présidentielle.

Faire de la pédagogie

« Nous n’avons pas de consignes de vote à donner, mais nous voulons faire de la pédagogie. Pour nous le pire serait d’attendre passivement de voir comment vont se passer les choses. Nous devons prendre position dans le cadre d’échéances nationales. L'élection présidentielle n'est pas un talk-show. Il ne s’agit pas d’une émission de télé, on ne doit pas voter avec ses pieds ».

Les valeurs

« Notre pays est le champion européen du prélèvement et, pourtant, on ne s’en sort pas. À mon sens, le problème n’est pas économique. Le problème, c’est la perte de repères, le manque de vision commune… Il faut avant tout recréer du lien. Pour cela, nous devrions faire davantage partager les décisions par les concitoyens. Que nos politiques ne soient plus des stars mais des gens besogneux, comme il y en a dans nos entreprises. Il faut consulter la population, même au niveau régional. Pas par des assises ou des réunions, mais vraiment, par le recours au référendum. Quand on n’est pas consulté, qu’une décision est prise sans nous, on n’y adhère pas. Nous en avons tous fait l’expérience. La démocratie, c’est tout le monde, ou personne. Sur le territoire, il y a des sujets qui pourraient amener à des consultations de la population : sur l’aménagement du territoire, sur le social, sur les voies de communication vers l’Italie… En économie, il y a des sujets qui peuvent être partagés par le plus grand nombre. Les gens votent de moins en moins car ils savent pertinemment que le programme annoncé ne sera pas respecté. Dans mes entreprises, je souhaite partager ma vision avec mes salariés. Les entreprises adoptent de plus en plus des organisations "à plat". Le chef d’entreprise efficace doit être attentif à tout. Le patron, qui pense tout savoir et être le seul à savoir où va et où doit aller son entreprise, se trompe ».

Réduire les structures

« Communes, intercommunalités, région, département, métropole… Ce pays a trop d’élus. Je crois beaucoup au travail des maires. Ils sont dans le concret, au plus près de la population. Ensuite, à l’échelon supérieur, je ne garderais que la Région, au détriment du département et des métropoles. Par contre, en fonction de sujets précis, il faudrait créer des tours de table spécifiques ».

Le revenu universel

« C’est une proposition lâche. Quand on n’est pas capable de trouver des solutions, d’être connecté avec les entreprises, on élude le problème, on trouve une échappatoire en faisant des chèques. Je considère que c’est grave à ce niveau de responsabilité ».

Le Front National

« Le programme du FN a été évalué en terme économique. Il manque 150¬milliards d’euros entre les recettes et les dépenses. Les gens doivent se remuscler le cerveau et réaliser les choses. Cependant, il y a le fond et la forme. Et la forme ce sont quand même 27% d’intention de votes. Les gens en ont marre des affaires, de l’insécurité, existante ou potentielle. Il faut en prendre compte. Dans notre pays, nous avons des droits, mais aussi des devoirs. Quelle que soit l’origine ou la position professionnelle. Cette notion de devoir est importante ».

L’emploi

« De plus en plus de salariés veulent travailler de façon indépendante. Ils sont prêts à e débrouiller pour leur protection sociale, mais en contrepartie, ils savent que s’ils sont bons, ils vont gagner plus. Ils veulent enfin être rémunérés selon le fruit de leur travail. Ce sont des évolutions que l’on ne maîtrise pas ».

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