Cette année, Le Mans FC retrouve la Ligue 2 et saura fin août s’il retrouvera son agrément pour réouvrir son centre de formation. Ce qui serait un beau cadeau alors que le club fête ses 40 ans. Mais vendredi 1er août, c’est sur le plan financier que les rouges et jaunes ont fait parler d’eux. Le président Thierry Gomez a confirmé l’arrivée de nouveaux actionnaires ; en indiquant qu’il restait propriétaire majoritaire, sans dévoiler la prise de participations.
Un fonds dédié au sport
OutField est un groupe brésilien, leader de l’investissement sportif en Amérique Latine. Le fonds a investi déjà plus de 500 millions d’euros dans divers secteurs, en Amérique du Sud et à l’international.
Acteur reconnu du capital-investissement dans le sport, "son expertise lui permet d’accompagner clubs et organisations sportives dans leur développement stratégique, opérationnel et financier, en mobilisant des ressources ciblées et un réseau international de haut niveau", met en avant le club manceau. Sans en dévoiler davantage sur d’éventuels projets.
Novak Djokovic, Felipe Massa…
La plupart des contributeurs d’OutField sont anonymes, mais certains s’en font les ambassadeurs. C’est le cas du champion de tennis serbe, Novak Djokovic, ou encore du pilote automobile brésilien Felipe Massa ; ce dernier a déjà officié en Sarthe, début juillet, sur le circuit des 24 Heures en tant que starter officiel du Le Mans Classic 2025. L’équipement de course d’endurance de renommée mondiale, proche du stade Marie-Marvingt, semble d’ailleurs avoir motivé les investisseurs à venir en Sarthe. Comme Massa, un autre pilote, Kevin Magnussen, est là pour "créer un pont entre le football et le sport automobile".
Est également impliqué dans l’opération Georgios Frangulis, fondateur d’OakBerry, une franchise de restauration rapide centrée autour de l’açai, un "superaliment" d’Amazonie ; l’enseigne est implantée dans 50 pays et réalise 250 millions de dollars de chiffre d’affaires.
Un bond mesuré
Si l’arrivée de tels noms dans les tribunes et au capital du club peut laisser envisager, rien ne le laisse présager encore pour la saison 2025-2026. Thierry Gomez veut garder le cap tenu depuis qu’il a repris le club (en 2016, Le Mans était en N3). Il n’y a donc pas de folies au programme et le budget de Le Mans FC restera l’un des plus petits de Ligue 2, avec 9 millions d’euros annoncés, contre 5 millions en National. L’histoire s’écrit sur le long terme pour "continuer de faire grandir Le Mans FC de manière durable", insiste le club.