En 2004, deux jeunes amis banquiers, Richard Hardillier et Florent Arrouy, ont l'idée de proposer aux viticulteurs un nouveau service : la location de barriques et la gestion de parc. Cette idée innovante était bâtie sur un constat simple : la barrique est le deuxième poste de charges après les salaires pour les propriétés viticoles. Or elle coûte cher, perd la moitié de sa valeur au bout d'un an et doit être renouvelée régulièrement. De plus, il n'existait pas à l'époque d'offre de financement dédié à ce poste : les barriques étaient achetées soit en autofinancement soit via un crédit bancaire classique. « Nous avons eu l'idée de créer un produit financier dédié la barrique », précise Richard Hardillier. H & A était né.
600.000 barriques gérées dans le monde
Concrètement, l'entreprise propose aux viticulteurs de louer leurs barriques puis se charge de les revendre quand elles doivent être renouvelées. Les vignerons choisissent leurs tonneliers et négocient les prix. Ensuite c'est H & A qui achète les barriques et s'occupe de la gestion du parc de barriques et de leur revente une fois usagées. H & A gère ainsi 600.000 barriques dans le monde et la moitié du parc français. « Ce service permet au viticulteur de se concentrer sur son métier premier : faire du vin et le vendre. Le reste on s'en occupe », précise Richard Hardillier. À la revente les barriques d'H & A ont deux débouchés : une partie est revendue à d'autres viticulteurs, l'autre moitié est reprise par les producteurs de spiritueux notamment. Une petite part est également recyclée sur le marché de la décoration.
Doubler le chiffre d'affaires aux USA d'ici à trois ans
En 13 ans d'existence, H & A a ainsi atteint avec ce service les 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. L'entreprise dispose de filiales aux États-Unis où elle réalise déjà 40 millions de dollars de chiffre d'affaires, en Espagne et en Italie. « En France, notre activité est à maturité. Notre relais de croissance se trouve donc à l'international, explique Richard Hardillier qui souhaite doubler le chiffre d'affaires de H & A d'ici à trois ans. Nous pensons que nous avons aux États-Unis un fort potentiel de développement notamment dans le monde des spiritueux (bourbon, whisky, rhum). Mon associé Florent Arrouy est parti s'y installer. Nous espérons atteindre les 100 à 150 millions de dollars de chiffre d'affaires d'ici à trois ans. »
Diversification en France avec le matériel agricole
Autre piste de développement, en France cette fois : la diversification. « Nous avons lancé depuis le début d'année une nouvelle offre de location de matériel agricole, explique le président de H & A. Nous sommes partis du même constat : c'est un matériel qui coûte cher et dont la durée de vie, notamment d'un point de vue technique, ne cesse de diminuer dans le sens où, si le viticulteur veut être à la pointe, il faut changer de matériel tous les 3 à 5 ans. Dès lors, la location plutôt que l'achat prend tous son sens. » Concrètement H & A propose aux viticulteurs de payer uniquement la valeur d'usage du matériel viticole. « Prenons l'exemple d'un enjambeur qui coûterait 100. Dans quatre ans il ne vaudra plus que trente. Nous proposons au viticulteur de payer maintenant en location seulement 70. Nous lui faisons payer la décote du matériel durant son utilisation. Cela permet ainsi aux viticulteurs de renouveler régulièrement son matériel. »
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