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Le Groupe Blondel investit près de 10 millions d'euros dans l'électrification de sa flotte
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Le Groupe Blondel investit près de 10 millions d'euros dans l'électrification de sa flotte

Le Groupe Blondel, transporteur et logisticien basé à Saint-Quentin (Aisne), a annoncé le 21 septembre l'intégration de sept tracteurs électriques à sa flotte. L'ETI familiale, qui compte 3 000 collaborateurs pour un chiffre d'affaires proche de 400 millions d'euros, consacre près de 10 millions d'euros à ce volet de son plan de décarbonation.

— Photo : Pexels

Le Groupe Blondel a annoncé le 21 septembre 2026 l'arrivée de sept tracteurs électriques exploités en propre. Le transporteur et logisticien picard, dont le siège est situé à Morcourt, près de Saint-Quentin (Aisne), avait déjà déployé quatorze poids lourds électriques, affectés à un seul client. Ces nouveaux véhicules sont orientés en priorité vers les livraisons en centres-villes et en périphérie des grandes agglomérations, notamment en Île-de-France, sur des parcours de 300 à 400 kilomètres par jour. L'entreprise évalue à près de 500 tonnes par an les émissions de CO₂ évitées grâce à ces sept tracteurs.

Un objectif de 15 % de poids lourds électriques en 2028

L'électrique représente aujourd'hui 1 % du parc de poids lourds du groupe. Blondel vise 5 % en 2027, soit environ 35 véhicules, puis 15 % en 2028.

Signataire de la charte Objectif CO₂ de l'Ademe, l'entreprise s'est fixé une réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Elle recourt par ailleurs à d'autres carburants alternatifs comme le biogaz, le gazole de synthèse XTL et Oléo 100, et ce, en fonction des flux et des distances. Selon le communiqué, la hausse du prix du XTL et les tensions sur l'approvisionnement en biométhane donnent à l'électricité, sur un marché régulé, une meilleure visibilité de coûts à moyen terme.

Wesley Levy, directeur de la business unit Transport du Groupe Blondel, déclare : « L'électrique constitue aujourd'hui l'offre la plus mature pour décarboner le transport routier, dans un contexte de fortes fluctuations des énergies fossiles. »

Quatre millions d'euros consacrés aux bornes de recharge

Sur l'enveloppe globale, 4 millions d'euros sont fléchés vers les infrastructures de recharge des poids lourds et des véhicules de fonction.

Une trentaine de bornes sont installées ou en cours de déploiement, avec EDF et ses prestataires. Les plateformes logistiques de Saint-Quentin et de Courcelles-lès-Lens (Pas-de-Calais) en sont déjà équipées. Trois autres sites doivent l'être d'ici janvier 2027 : Amboise (Indre-et-Loire), Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et Paimbœuf (Loire-Atlantique).

Le groupe complète ce maillage par des réseaux collectifs de recharge ultra-rapide et donne la priorité à la recharge de nuit.

120 véhicules de fonction concernés

L'opération porte aussi sur les 120 véhicules de fonction du groupe. Les premières livraisons interviennent en septembre 2026, avec 50 à 70 véhicules électriques attendus avant 2027.

Sur les poids lourds, le poids des batteries réduit la charge utile disponible, alors que certains flux clients exigent jusqu'à 29 tonnes de marchandises. L'entreprise indique travailler avec les constructeurs à l'allégement des remorques et suivre les évolutions réglementaires susceptibles de porter le poids total autorisé à 48 tonnes pour les ensembles électriques. Des essais sont menés sur des trajets allant jusqu'à 550 kilomètres par jour, ainsi que sur des camions-remorques électriques.

Wesley Levy ajoute : « Électrifier notre flotte ne consiste pas seulement à remplacer un camion diesel par un camion électrique. Cette transition nous conduit à repenser nos plans de transport, nos infrastructures de recharge et l'usage de nos véhicules. »

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