Le chlorure ferrique est un coagulant employé pour potabiliser l’eau et traiter les eaux usées, sur les marchés municipaux et industriels. Cette production s’inscrit dans les activités de Kuhlmann Europe, branche du groupe belge Tessenderlo, qui compte quatre usines à Loos, Tessenderlo et Ham en Belgique, ainsi qu’à Rekingen en Suisse.
Plus de 70 000 tonnes de capacité annuelle
Les colonnes peuvent produire plus de 70 000 tonnes de chlorure ferrique par an, indique l’industriel. Le nouvel atelier remplace une installation que l’entreprise jugeait obsolète. Cet équipement avait 60 ans, indiquait La Gazette France en juillet 2025.
L’installation comprend également une colonne d’absorption, qui complète les colonnes de chloration, chacune étant réservée à une qualité de chlorure ferrique.
Kuhlmann Europe se présente comme un leader européen des produits chimiques de purification de l’eau. Son site de Loos fabrique aussi de l’eau de Javel, de la soude, de la potasse et de l’acide chlorhydrique. Kuhlmann France a dégagé un résultat net de 8,6 M€ en 2024, selon ses comptes.
Un chantier lancé fin 2024
Le chantier a débuté fin 2024, après une année d’études d’ingénierie. Selon l’entreprise, ses équipes de production et de maintenance ont participé aux revues de la maquette, notamment sur l’ergonomie, la maintenabilité et l’implantation. Les équipes opérationnelles ont également bénéficié de formations introductives, que l’industriel présente comme un facteur déterminant de réussite.
L’entreprise affirme aussi que le projet participe à sa démarche de décarbonation et à une meilleure performance environnementale du site, sans chiffrer cet apport.
Souveraineté industrielle et programme d’investissements
Éric Delhuielle, directeur général de Kuhlmann Europe, rattache cette mise en service à un enjeu de souveraineté industrielle dans le traitement de l’eau. Il la décrit comme un moyen de moderniser l’outil de production et d’en renforcer les capacités. Selon l’entreprise, le projet illustre cinq piliers stratégiques, dont la fiabilité des approvisionnements et la compétitivité des coûts dans la durée.
Le 1er juillet 2025, la direction avait présenté un programme de 55 M€ d’investissements dès 2025, d’après La Gazette France. Il comprenait cette unité et un raccordement de 15,5 M€ au réseau très haute tension de RTE, prévu pour janvier 2027 selon ce calendrier. L’industriel prévoyait aussi 20 M€ supplémentaires d’investissements chaque année sur cinq ans.