Ces résultats s’inscrivent dans le recentrage de DBT sur les bornes rapides et les services à plus forte valeur ajoutée. Coté sur Euronext Growth, le groupe avait notamment accéléré ce mouvement en 2025 au sein de sa filiale DBT CEV.
Un EBE négatif réduit de 12 %
DBT a publié le 26 octobre ses comptes semestriels, clos fin juin et non audités. Le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 3,7 M€, en recul de 3 % sur un an.
L’EBE était négatif de 1,7 M€ un an plus tôt, soit une amélioration de 12 %. Le groupe avance deux explications. Les frais de personnel ont reculé de 0,1 M€ à la suite de mesures de réorganisation. La marge brute a gagné 5 points, en lien avec l’évolution du mix de produits fabriqués par DBT CEV.
La perte nette part du groupe s’est établie à 2,6 M€, contre 2,7 M€ au premier semestre 2025. Le résultat net consolidé s’est en revanche dégradé, avec une perte de 3,8 M€, contre 3,2 M€ un an plus tôt. DBT explique notamment cet écart par une perte exceptionnelle de 0,4 M€, qui intègre une provision pour dépréciation de stocks.
R3 double son chiffre d’affaires et accélère ses ouvertures
Le réseau R3 a doublé ses revenus semestriels, à 1,5 M€. Il a ouvert 15 nouvelles stations sur la période et enregistré près de 100 000 recharges, soit une hausse d’environ deux tiers. R3 représente désormais 41 % du chiffre d’affaires global de DBT, soit 22 points de plus qu’un an plus tôt.
À l’inverse, DBT CEV a reculé de 47 %, à 1,4 M€. Le groupe juge ce repli conforme à son recentrage sur les bornes rapides à plus forte valeur ajoutée, dans un environnement de marché plus sensible aux prix. DBT Ingénierie a, de son côté, enregistré une progression de 85 % de son activité, à 0,8 M€, portée par la facturation de projets importants à l’export.
Le groupe prévoit davantage de mises en service qu’initialement annoncé pour 2026. Il table désormais sur environ 80 ouvertures sur l’année, pour atteindre 200 stations en service fin décembre. DBT attribue cette accélération à une meilleure maîtrise des opérations d’installation, à la hausse des revenus générés par chaque station et à la progression du parc de véhicules électriques en France. Le réseau maintient par ailleurs son objectif de chiffre d’affaires supérieur à 3 M€ en 2026.
DBT prévoit de consommer l’intégralité de l’enveloppe de 50 M€ sécurisée en octobre 2022 d’ici à la fin du premier trimestre 2027. Celle-ci aura permis de construire 215 stations de recharge ultra-rapide, contre 250 initialement envisagées. Le groupe explique cet écart par le choix d’infrastructures offrant davantage de capacités de recharge, ce qui augmente le coût de chaque implantation. Il estime que leurs performances permettent de maintenir les perspectives de revenus du réseau.
Trésorerie et dette
À fin juin, DBT disposait de 12,2 M€ de trésorerie et de valeurs mobilières de placement. Plus de 8 M€ étaient logés dans R3 Infra Invest et affectés au financement de la construction des stations. D’après le groupe, le solde lui permet de faire face à ses engagements d’exploitation sur l’exercice 2026.
La dette financière a augmenté de 10 M€ depuis fin 2025, à 34,9 M€. Elle est essentiellement composée de comptes courants à très long terme détenus par Amundi Transition Énergétique et la Banque des Territoires, qui cofinancent les bornes R3.
R3 Pro cible le marché des flottes professionnelles
Le groupe veut également accélérer la diversification de son réseau vers la clientèle professionnelle grâce à R3 Pro. Cette offre accompagne les gestionnaires de flottes, les transporteurs et les entreprises dans le passage de leurs véhicules professionnels à l’électrique. Alexandre Borgoltz, directeur général de DBT, considère ce marché comme un axe de développement prioritaire pour le groupe : « L’électrification des flottes professionnelles est aujourd’hui le segment le plus dynamique du marché, et c’est là que nous allons accélérer », déclare-t-il.