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Le fabricant périgourdin de chaussons Sodopac garde un œil rivé sur l’export
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Le fabricant périgourdin de chaussons Sodopac garde un œil rivé sur l’export

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Reprise en 2023 par des investisseurs expérimentés à l’export, la manufacture périgourdine de chaussons Sodopac, dont la marque Airplum est fortement positionnée sur le "Made in France", cherche toujours à se développer à l’export. Elle a récemment ouvert un point de vente dans un centre commercial de Rabat (Maroc) et cherche à progresser sur des marchés porteurs, notamment au Japon.

Sur les 52 salariés de la société Sodopac, une quarantaine travaille à l’atelier, notamment à la couture — Photo : Romain Béteille

Depuis sa reprise en 2023 par un trio d’investisseurs au CV très international, l’atelier périgourdin de chaussons Sodopac (52 salariés, 6 M€ de CA) et sa marque Airplum sont devenus l’un des chantres du Made in France. Présente au salon MIF Expo qui s’est tenu du 8 au 11 novembre, l’entreprise n’en oublie pas l’un de ses objectifs principaux : se développer à l’export, qui représente 5 % de son chiffre d’affaires aujourd’hui.

Un premier point de vente au Maroc

Cherchant à fabriquer 550 000 paires en 2024 (contre 500 000 l’an dernier) dont 70 % pour la GMS en marque blanche, la PME d’Augignac a récemment saisi une opportunité au Maroc.

"Nous sommes entrés en contact avec un distributeur de la marque Geox sur place. Il a fait un premier test sur une gamme assez large à travers un cercle proche et des ventes privées. On a donc décidé d’ouvrir un point de vente physique dans un centre commercial de Rabat, qui semble bien fonctionner. Le distributeur a aussi ouvert un site web et un compte Instagram associé", raconte Frédéric Guiral de Haas, l’un des trois repreneurs de l’entreprise.

"C’est un peu paradoxal. Le Maroc a beau être un pays chaud, il a des hivers un peu frais et on ne s’y chauffe pas. Donc on vend des produits fourrés", poursuit-il. La marque Airplum devrait continuer dans cette voie : elle prévoit d’ouvrir un premier vrai magasin dans un autre centre commercial "à Marrakech en 2025".

Marge et espace

Hors les murs, l’entreprise fait toutefois face à un défi de taille : positionnée sur un prix "abordable" (de 16 à 32 euros la paire), elle doit trouver le bon équilibre pour pouvoir garantir une marge à ses intermédiaires. "On est donc obligés de travailler sur des collections et une offre plus premium sur ces marchés. C’est le sens d’une nouvelle collection, présentée fin décembre, qui devrait nous ouvrir quelques portes", poursuit le dirigeant.

Les portes, la société n’hésite pas non plus à les pousser : elle va notamment exposer ses chaussons Airplum (80 000 paires vendues par an) au Micam de Milan en mars prochain, son premier salon en tant qu’exposant à l’international, "un salon très bien vu à l’export et qui a un effet miroir intéressant sur la distribution en France".

Des cibles multiples

Soutenue par une subvention régionale de 77 000 euros obtenue en mai dernier et membre depuis octobre 2023 du dispositif "360 export", la PME cherche à cibler d’autres pays. Vendant notamment en Suisse via les magasins Migros ou en Belgique via une filiale de Besson Chaussures (Delcambe, rachetée en 2023), la Sodopac réalise aujourd’hui le plus gros de ses volumes à l’export au Japon.

Son codirigeant estime qu’il pourrait cependant "faire 5 fois les volumes actuels". "Ça pourrait passer par du shopping télévisé, un changement de distributeur, l’ouverture d’un bureau sur place ou l’association avec une marque française. Le salon MIF nous permet d’en discuter", estime Frédéric Guiral de Haas.

États-Unis et Canada en tête des priorités

Enfin, la Sodopac a de la suite dans les idées et envisage, si l’expérience de la première boutique est concluante, d’en ouvrir d’autres… en France.

En attendant, elle garde toujours les États-Unis et le Canada en tête de liste de ses priorités et tente de pénétrer le marché chinois avec un distributeur hongkongais. "Un distributeur qui va nous ouvrir une plateforme et nous distribuer en multimarque et en concept store", ajoute le dirigeant, qui envisage aussi la Corée. L’entreprise table toujours sur un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros d’ici à 5 ans.

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