Le discours de Jean-Marc Ayrault à l'Université du Medef

Le discours de Jean-Marc Ayrault à l'Université du Medef

Jean-Marc Ayrault s'est expérimé à l'occasion de l’université d’été du Mouvement des entreprises de France qui se tient du 29 au 31 août sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines). Sur place, 4.000 entrepreneurs venus écouter le discours d'un premier ministre PS attendu au tournant...

- En préambule du discours du Premier Ministre, Laurence Parisot lance quelques chiffres choc. Elle annonce une baisse du taux de marge brute des entreprises à 28,6 % en 2011 alors qu'il est de plus de 40 % dans les entreprises allemandes. "Le taux d'autofinancement se situe aujourd'hui à 67 %. Il y a dix ans, il était de plus de 90 %", poursuit la présidente du Medef. "Toutes ces données sont des signaux qu'il faut entendre", réclame t-elle. Nous nous sentons parfois comme l'Albatros de Baudelaire, empêtrés par des réglementations...Nous ne faisons pas semblant d'aller mal pour obtenir. Nous vous demandons de croire au bien-fondé de nos exigences".


Les temps forts du discours
- "Le gouvernement que je dirige doit résolument encourager la France qui entreprend car c'est la condition de la croissance (...) et la condition de créations d'emplois".


- "La crise a mis en lumière les faiblesses de la situation, qui se sont aggravées faute de réformes adaptées (...). Il faut mettre un terme à ce décrochage, c'est la mission que le président de la république m'a confiée (...) : redresser notre pays, et le faire dans la compréhension des Français (...), dans la justice".


- "Les derniers chiffres du chômage et des prévisions de croissance ne sont pas de nature à rassurer".


- "Je veux mettre l'entreprise au centre de nos politiques économiques. C'est vous, les chefs d'entreprise qui êtes avec vos salariés, les forces vives du redressement productif".


- "Notre priorité est de rétablir un environnement stable en Europe pour que nos entreprises puissent durablement profiter d'un grand marché unique".


- "Nous devons renforcer la crédibilité financière de notre pays (..). C'est pourquoi nous avons fait clairement le choix du sérieux budgétaire en mettant en œuvre le redressement de nos comptes publics. (...). Vous en serez les bénéficiaires (...), une crédibilité financière, ce sont des taux plus bas pour les entreprises".


- "La maîtrise des comptes publics n'est pas un objectif qui nous est imposé de l'extérieur, c'est une nécessité vitale pour retrouver des marges de manœuvre. Il en va de notre indépendance (...). Je n'accepterai pas que les décisions de la France, mais aussi de l'Europe, soit imposées par le reste du monde, et notamment les marchés financiers".


- " Le sérieux budgétaire et la maîtrise des comptes publics ne suffisent pas (...). Sans croissance, rien n'est durablement possible. Alors, soutenir l'activité en Europe, c'est le sujet du pacte de croissance, qui a été obtenu dans une discussion parfois difficile par le président de la république"


- "Pour l'avenir, je pense (...) que le grand chantier de la transition énergétique doit être porté à l'échelle européenne par des investissements novateurs (...). La révolution numérique doit nous permettre d'avancer aussi avec des projets communs en Europe. Il nous faut être ambitieux pour notre maison commune".


- "L'union bancaire doit être réalisée".


- " Quant aux emplois d'avenir, ils contribuent à apporter une réponse rapide et ambitieuse à la situation des jeunes. Nous vous créer 150.000 emplois dès la première année (...). Ils seront d'abord destinés aux secteurs non-marchand, mais également mis en place de façon plus limitée dans le secteur marchand".


- "Louis Gallois va me remettre début octobre ses analyses sur la situation de notre économie, et en particulier de notre industrie, et il fera des propositions (...). Dès la remise de ce rapport, je réunirai dans la deuxième quinzaine d'octobre un séminaire gouvernemental pour analyser les propositions et prendre des décisions".


- "Le financement de la sécurité sociale ne peut peser aussi fortement sur le travail. Nous définirons début 2013 un nouveau modèle de financement qui soit plus favorable à la compétitivité des entreprises".


- "Les investissements d'avenir seront confortés. Nous prendrons appui sur les pôles de compétitivité, même s'ils doivent parfois être réformés".

- "L'objectif premier qui est le nôtre est d'engager un plan d'efficacité énergétique, mais aussi de sobriété énergétique. Cela signifie un plan sans précédent dans le logement. Nous devons aussi continuer à disposer d'une énergie fiable et à bon marché. La part du nucléaire sera ramenée de 75 à 50 % à l'horizon 2025".


- "Nos propres filières industrielles doivent jouer plus collectif. Je compte sur la conférence nationale de l'industrie que j'ai présidée pour susciter une forte mobilisation en ce sens".


- "Le projet de loi de la banque publique d'investissement sera présenté au conseil des ministres dans les prochaines semaines"


- "Nous favoriserons l'épargne longue des Français afin d'accroitre les capacités de financement des entreprises".


- "Nous souhaitons favoriser un meilleur respect des délais de paiement et une nouvelle phase de simplification administrative".


- "Notre déficit a progressé de 70 % entre 2007 et 2012. L'ambition du gouvernement est de ramener à l'équilibre la part du déficit commercial extérieur d'ici la fin de la mandature (...). Il faut permettre aux entreprises de concourir à armes égales avec leurs concurrents (...). C'est vrai que les mode de financements des exportations doivent être réformés".


- "Je n'ai qu'une demande à vous faire, c'est d'aider les jeunes (...). Là-aussi, nous avons besoin les uns des autres".

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lors de l'Université du Medef