Le Crédit Agricole Alsace Vosges renforce son rôle de partenaire des entreprises en 2025
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Le Crédit Agricole Alsace Vosges renforce son rôle de partenaire des entreprises en 2025

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Avec 487 millions d’euros de crédits accordés aux entreprises et professionnels (+ 17,6 %), 2 900 projets financés et un résultat net de 52,7 millions d’euros (+ 26,3 %), le Crédit Agricole Alsace Vosges affiche en 2025 une activité soutenue. La banque régionale anticipe toutefois un environnement plus tendu pour 2026.

Christian Schott, président du Crédit Agricole Alsace Vosges, et Thierry Cornille, directeur général, lors de la présentation du bilan 2025 de la banque régionale, le 1er avril 2026 — Photo : Marine Dumeny

C’était sa première présentation de bilan. Nommé récemment à la présidence du Crédit Agricole Alsace Vosges, Christian Schott a donné le ton. "Nous avons une responsabilité particulière vis-à-vis du tissu économique local. Notre rôle est d’accompagner les entreprises dans la durée, quels que soient les cycles."

Dans un contexte encore incertain, la banque régionale met en avant une année 2025 solide. Le produit net bancaire atteint 262,2 millions d’euros (vs 245 M€ en 2024) et le résultat net progresse à 52,7 millions d’euros. "Nous sommes sur une trajectoire de croissance, avec des fondamentaux solides", souligne le directeur général Thierry Cornille.

Des financements en hausse pour les entreprises

L’activité est tirée par une croissance de 17,6 % des volumes de financements aux professionnels et aux entreprises (487 millions d’euros de financements accordés). "Nous avons accompagné près de 2 900 projets en 2025. Cela montre que l’investissement reste présent sur le territoire", détaille Thierry Cornille.

La dynamique est particulièrement marquée sur les professionnels, avec des parts de marché en hausse. "Nous gagnons du terrain sur ces segments, avec une approche qui combine financement et accompagnement", poursuit-il.

La banque revendique plus de 1 000 entreprises accompagnées (le portefeuille concerne les entreprises à plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires). "L’enjeu est d’apporter une réponse adaptée à chaque taille d’entreprise, avec des expertises dédiées", ajoute Christian Schott.

Au-delà du crédit, un accompagnement élargi

Pour les dirigeants, la relation bancaire évolue. "Le financement reste central, mais il ne suffit plus. Les entreprises attendent des solutions concrètes sur leurs enjeux RH, leur transition énergétique ou leur organisation", observe Thierry Cornille.

La banque développe ainsi des offres autour de la facturation électronique ou de l’épargne salariale. "Nous voulons être un partenaire global, pas uniquement un financeur", insiste-t-il.

Cette diversification se traduit aussi dans l’assurance, avec 47 400 nouveaux contrats souscrits en 2025."C’est un levier important pour stabiliser nos revenus", précise le directeur général.

Une année solide, mais des tensions à venir

Si 2025 est jugée satisfaisante, la prudence domine. "Le territoire reste résilient, mais nous observons déjà des signaux de tension", prévient Christian Schott.

Les procédures collectives restent limitées, mais la banque anticipe un durcissement. "2026 sera probablement une année plus exigeante", ajoute-t-il.

Digitalisation et adaptation du réseau

Face à ces évolutions, la banque accélère sa transformation. "Les clients sont en demande de parcours simples et rapides. La digitalisation est devenue un facteur clé de différenciation", souligne Thierry Cornille.

Le réseau physique évolue également. "Nous adaptons la taille de nos agences aux territoires, avec un objectif d’environ 115 agences à horizon 2026", indique Christian Schott.

Un modèle mutualiste revendiqué

Avec près de 500 000 clients et plus de 200 000 sociétaires, la banque poursuit sa croissance. "Notre modèle repose sur la proximité et l’ancrage territorial", rappelle Christian Schott.

Plus de 24 000 nouveaux clients ont rejoint l’établissement en 2025. "Cela confirme la pertinence de notre positionnement", estime-t-il.

La logique de réinvestissement local reste centrale. "90 % de notre résultat sont conservés pour soutenir l’économie du territoire", conclut Thierry Cornille.

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