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Le centre de relation client Afludia gagne en réactivité en hébergeant ses données chez Adista
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Le centre de relation client Afludia gagne en réactivité en hébergeant ses données chez Adista

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À Maxéville, en périphérie de Nancy, le centre de relation client spécialisé dans l’urgence technique Afludia a confié l’intégralité de son infrastructure informatique à l'opérateur de services hébergés lorrain Adista. Avant la souveraineté, Nicolas Dufaut, le directeur des systèmes d’information d’Afludia, estime gagner en réactivité.

Afludia emploie une cinquantaine de personnes à Maxéville, en périphérie de Nancy — Photo : Jean-François Michel

Opérant pour de grands comptes, Afludia est le rouage invisible qui assure la continuité de service des chaufferies et des régies électriques. "Notre spécificité, c’est que nous travaillons 24 heures sur 24, 7 jours sur 7", résume Nicolas Dufaut, le directeur des systèmes d’information de la PME qui réalise environ 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 50 salariés, pour l’essentiel des télé-opérateurs très qualifiés, capables de répondre à des problématiques liées à des métiers spécifiques, comme celles des métiers du chauffage ou de la distribution d’énergie.

Le choix d’Adista, un hébergeur situé à 500 mètres

Avant la souveraineté, ce centre de relation client spécialisé dans l’urgence technique installé à Maxéville, en périphérie de Nancy, doit garantir à ses clients une disponibilité sans faille de ses équipements informatiques. "Les offres souveraines sont en train de sortir, le sujet est apparu il y a 2 ou 3 ans, mais pour nos clients, ce n'est pas un argument de vente", détaille Nicolas Dufaut. Depuis la création d’Afludia, en 2007, le choix a été fait d’héberger tous les systèmes informatiques chez une filiale du groupe lorrain Inherent (CA : 350 M€ ; 1 300 salariés), Adista, un opérateur de services hébergés basé lui aussi à Maxéville. "Nous sommes à 500 mètres de chez eux", constate Nicolas Dufaut.

"Quelqu’un à appeler" en cas de panne

Un choix "local" qui répond d’abord à une contrainte technique : la téléphonie sur internet. "Nous devons avoir la latence, soit le temps de réponse du serveur, la plus faible possible pour les appels téléphoniques", explique le DSI d’Afludia. Toute la base de données et les services web d’Afludia sont hébergés sur deux datacenters nancéiens exploités par Adista, permettant de basculer de l’un à l’autre pour garantir la disponibilité. Pour Nicolas Dufaut, la proximité avec les équipes d'Adista permet d’abord d’avoir "quelqu’un à appeler" en cas de panne : "Chez les hyperscalers américains que sont Amazon ou Google, c’est très bien quand ça marche, par contre, quand ça ne marche plus, cela devient beaucoup plus compliqué". La réactivité des équipes d’Adista est d’ailleurs garantie par des contrats d’astreinte spécifiques entre les deux acteurs.

La dépendance aux logiciels américains demeure

Si les données de sa PME sont "hébergées en France et administrées en France", le DSI d'Afludia reste conscient de la dépendance aux logiciels américains. "Pour être complètement souverain, il faut avoir une chaîne complète. Donc ça veut notamment dire pas de Windows ou de suite Office", souligne Nicolas Dufaut.

Vers la certification "SecNumCloud"

Une prise de conscience qui a déjà eu lieu chez le fournisseur d'Afludia, Adista. L'opérateur a monté un "pôle souveraineté" pour bâtir des offres s'appuyant sur tous les outils existants. "La prise de conscience sur le sujet de souveraineté est beaucoup plus forte depuis que Trump est au pouvoir", souligne René Fuhrmann, responsable du Pôle d'expertise Santé chez Adista. Fin 2025, l'opérateur lorrain a lancé le chantier pour décrocher la certification SecNumCloud, soit une qualification de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information visant à certifier la qualité et la sécurité d'une offre de service cloud et en particulier son caractère souverain. "Nous l'obtiendrons mi-2027", anticipe René Fuhrmann. Avant d'asséner : "Nous sommes dans une guerre économique. Nous savons que les Américains, les Chinois, nous surveillent. Et il y a des détournements d'information pour faire de l'influence économique pure et dure sur nos entreprises".

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