L’instabilité politique et économique de la France depuis un an, affecte de plein fouet les entreprises. Les TPE et PME se montrent cependant moins inquiètes au 2e trimestre de 2025 qu’en début d’année, selon le dernier baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode. Les dirigeants sont notamment moins nombreux qu’au premier trimestre à prévoir d’annuler leurs projets d’embauches (21 %, soit −6 points).
Moins de TPE et PME affichent une situation de trésorerie difficile
À noter par ailleurs que, si au 2e trimestre de 2025, 32 % des TPE-PME jugent leur situation de trésorerie difficile, cette proportion est en baisse de 2 points depuis début février et "proche du niveau observé avant la crise sanitaire", relève l’étude.
Moins d’entrepreneurs prévoient d’investir cependant
Toutefois, le climat économique, dans un contexte de demande affaiblie et d’incertitude aussi bien au niveau national qu’international, n’est pas sans effet sur les investissements. 45 % des dirigeants comptent investir cette année, soit 2 points de moins par rapport au trimestre précédent et 5 points de moins qu’il y a un an.
Le manque de visibilité, 1er risque pour 57 % des dirigeants
Une large majorité de PME et TPE interrogées redoutent que l’incertitude ait un impact négatif "fort" sur leur activité, selon l’étude. Le principal risque pour l’activité des TPE-PME en 2025 reste donc le manque de visibilité sur la politique économique en France. Il est cité par 57 % des répondants. En lien avec cette instabilité, la moitié des chefs d’entreprise s’inquiètent "d’un resserrement de la politique budgétaire en France".
Les dégâts de la guerre commerciale avec les USA limités
La guerre commerciale avec les États-Unis, elle, apparaît comme un risque pour 10 % des sociétés interrogées. Une proportion qui grimpe "à 27 % parmi celles prévoyant d’exporter en 2025, et à 44 % pour celles réalisant une partie de leur chiffre d’affaires aux États-Unis", précise le baromètre. Cette minorité d’entreprises compte s’adapter en réduisant ses marges, en baissant ses coûts, et en révisant sa stratégie à l’export.
Demande en baisse et difficultés d’approvisionnement
Interrogés plus globalement sur leur activité, les chefs d’entreprises français citent par ailleurs la baisse de la demande, ou encore les difficultés d’approvisionnement et de recrutement parmi les principaux freins à leur croissance.