La sortie officielle du guide Le Chti, ce mois-ci à Lille, est l'occasion de se pencher sur cette véritable entreprise associative liée à l'Edhec. Pour sa 38eédition, le guide de 436pages affiche un tirage de 250.000exemplaires, au même niveau depuis 5ans. Parmi les nouveautés, cette année, Le Chti dispose de son application pour smartphone et d'un nouveau site internet réalisé par l'agence interactive Wokine, également auteur du portail www.lillelanuit.com. Le premier guide de la métropole prend aussi une dimension «grand lilloise», sous les parrainages de Bruno Bonduelle, président de la CCI Grand Lille, et d'Alain Griset, président de la chambre de métiers. «C'est un gage de crédibilité supplémentaire, se félicite Amaury Vadon, président de l'association du Chti. L'idée est d'institutionnaliser l'image du Chti qui s'effrite un peu, car notre image d'étudiant est toujours un frein», précise-t-il.
Leçon d'entrepreneuriat Amaury Vadon est pourtant à la tête d'une véritable entreprise de 60personnes, de 19 à 21ans. «L'activité que nous développons est très professionnelle, souligne-t-il. Au niveau du management, c'est très enrichissant. Aucun stage ne propose cela aussi tôt.» Pas facile de gérer, à 22 ans, un budget de 650K€, des partenariats comme avec Eurostar cette année (40K€ pour 100.000ex), et une équipe d'étudiants qui ont d'autres préoccupations en tête. Comme toute PME, Le Chti subit aussi la crise. Les recettes des annonceurs, au nombre de 250 contre 300 l'an dernier, sont passées de 400 à 350K€ d'une édition à l'autre. «Il a fallu faire autant en dépensant moins», note Amaury Vadon. La campagne d'affichage a, par exemple, été traitée directement avec la ville: 20K€ économisés, au détriment de l'agence Carat.
Géry Bertrande