L'informatique est déjà partout. Et elle le sera encore plus avec l'arrivée de l'intelligence artificielle ou encore l'explosion des problématiques de cybersécurité. Fondée en 2014, le cabinet nantais de recrutement dans l'informatique Seyos souhaite anticiper. Parmi ses perspectives, l'entreprise de 25 salariés, dont une majorité de recruteurs, souhaite se diversifier vers les métiers de l'ingénierie. "Nous avons déjà fait quelques recrutements dans ces secteurs, pour des clients avec qui nous avons l'habitude de travailler. L'objectif est de monter en puissance, et de pouvoir recruter sur des postes d'électronicien, d'automaticien, de responsable de chaîne de production, ou encore de roboticien", énumère Brice Aubert, cofondateur et directeur général de Seyos.
Une ouverture vers de nouveaux clients
Cette diversification arrive après une année pas simple à gérer pour l'entreprise. En croissance continue depuis sa création, jusqu'à atteindre 3,2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023, Seyos a enregistré un exercice 2024 en berne, à hauteur de 2,6 millions d'euros. "Nous avons dû procéder à neuf licenciements économiques. Ces résultats sont liés au nombre de recrutements dans l'informatique, qui ont globalement réduit la voilure", explique le dirigeant. Les éditeurs de logiciels ont moins recruté, et les start-ups tech ont globalement eu plus de mal à obtenir des investissements. Or, il s'agissait des deux profils de clients principaux pour Seyos. Pour anticiper cette baisse, le cabinet avait pourtant élargie sa stratégie il y a deux ans, en s'ouvrant à toutes les entreprises qui possèdent un service informatique. "Notre portefeuille inclus des PME, des ETI et des grands groupes. Ces dernières représentent un vrai socle pour maintenir nos activités. Elles représentent maintenant 40 % de nos clients", ajoute Brice Aubert. L'entreprise comptabilise aujourd'hui 260 clients actifs sur l'ensemble de la France.
"Aujourd'hui, nos effectifs sont en ligne avec son marché.
L'entreprise tente également de bifurquer sur son modèle économique. Depuis le départ, Seyos ne fonctionnait qu'au succès, avec un pourcentage sur la rémunération brute annuel lorsqu'elle parvenait à trouver le bon profil pour un poste. Aujourd'hui, elle travaille sur des prestations qui engagent un acompte au démarrage. "Cela reste des petites sommes, mais elles permettent d'engager le client, et d'avoir plus d'écoute et d'analyse. D'ailleurs nous sommes passé de 40 % à 90 % de succès avec la mise en place de cet acompte", justifie Brice Aubert.
En parallèle de l'ouverture à de nouveaux métiers, Seyos va également mettre un pied dans la formation. "Nous accompagnons nos clients à nos métiers de recruteurs pour nos clients qui ont des recruteurs en interne.
Nous leur expliquons nos méthodes, et nos propres process de recrutement".
Cela permet d'avoir un partage de savoir-faire avec nos clients. "
Derrière ces formations,
Les bouleversements dans les métiers informatique ne va pas révolutionner la manière de chercher des candidats pour Seyos.
Personne ne connaîtra le nom des futurs fiches de poste.
En attendant que le marché du recrutement reparte à la hausse. "En 2025, nous misons sur une activité similaire. Il est dur de savoir quand ça repartira. Cela dépend aussi de la conjoncture politique et économique. Mais quand ça repartira, le boom risque d'être très fort", prédit Brice Aubert.