Comment votre cabinet de recrutement Seyos se distingue-t-il ?
Nous sommes spécialisés dans les recrutements du secteur de l’informatique. Depuis notre création en 2014, nous étions principalement centrés sur les start-up tech et les éditeurs de logiciels. Nous avons fini l’année 2024 sur un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’euros, soit une baisse par rapport à l’année précédente où il était de 3,2 millions d’euros. Cette baisse est liée à un ralentissement de tout le secteur. Depuis deux ans, nous nous sommes ouverts à toutes les entreprises qui possèdent un service informatique, avec des PME, des ETI et des grands groupes. Ces dernières représentent un vrai socle pour maintenir nos activités. Elles représentent maintenant 40 % de nos clients.
Vous appliquez depuis peu une transparence totale sur les chiffres de votre cabinet. Pourquoi avoir opté pour ce fonctionnement ?
J’avais cela dans la tête depuis un long moment. Mais j’étais auparavant lié à un associé qui n’était pas en phase avec ce principe. Suite à son départ l’année dernière, j’ai mis en place cette politique de transparence. Je présente chaque trimestre à l’ensemble des collaborateurs nos chiffres : l’évolution des budgets marketing, la masse salariale, notre trésorerie, etc. Quand il y a une augmentation, les personnes en connaissent les raisons. Quand il n’y en a pas aussi. Aujourd’hui, on ne pourrait pas faire machine arrière.
Quel changement ce mode de fonctionnement a-t-il induit ?
Les salariés sont plus intéressés. De plus, cela leur apprend à parler et analyser les chiffres d’une entreprise. En tant que dirigeant, cela m’aide à justifier telle ou telle décision, et aide les salariés à la comprendre. Ces derniers montrent globalement tous un plus grand intérêt, ce qui n’a rien de surprenant puisqu’ils savent ainsi vers où nous nous dirigeons. Les équipes discutent de ces chiffres ensemble, ce qui les rapproche et crée une atmosphère stimulante. En termes de recrutement, c’est également un avantage. Le potentiel futur salarié sait où il met les pieds.
Ce système a-t-il des contreparties négatives ?
Si je devais relever un inconvénient, je retiens que les salariés veulent toujours en savoir plus. Or, il y a certaines choses qu’on ne peut pas communiquer dans l’instant, notamment pour des raisons juridiques ou de confidentialité, et qu’on divulgue seulement dans un second temps. Certains salariés aimeraient être au courant plus vite. Mais cet aspect reste anecdotique par rapport aux avantages.
Comment envisagez-vous les années à venir pour Seyos ?
L’informatique se diffuse de plus en plus dans de nouveaux métiers. Nous sommes d’ailleurs en train de nous diversifier vers les métiers de l’ingénierie (roboticien, électronicien, automaticien etc.) afin d’élargir notre champ d’action. Néanmoins, nous misons en 2025 sur une activité similaire à 2024. Il est difficile de prédire quand le marché repartira, car cela dépend aussi de la conjoncture politique et économique. Mais ce qui est sûr, c’est que quand ça repartira, le boom sera très fort. Il faudra être prêt à ce moment-là.