LCA Dermatech : Une innovation pour les groupes de la dermo-cosmétique
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LCA Dermatech : Une innovation pour les groupes de la dermo-cosmétique

Cosmétique. Après 4 années de R&D, la start-up lyonnaise est sur le point de livrer une solution pour améliorer les performances des principes actifs dans la peau.

L'Oréal, LVMH, Clarins, Estée Lauder, Pierre Fabre... Les grands noms de la dermo-cosmétique se livrent une guerre sans merci sur un marché évalué à 63 milliards d'euros. Et pour séduire des consommatrices de plus en plus exigeantes, la course à l'innovation est permanente pour offrir le produit le plus performant. Après quatre années de R & D et plus de 500 k ? d'investissement, LCA Dermatech, créée en avril 2010, pourrait bien avoir mis au point une innovation révolutionnaire pour ce marché. « Nous avons développé le TSV3, une technologie d'encapsulation haute performance », explique le président-fondateur Florent Gerphagnon. Cette technologie brevetée, fruit d'une collaboration avec le CNRS et l'Université de Lyon, permet d'encapsuler des principes actifs de nature très différente et de favoriser le passage de la barrière de la peau sans perte d'efficacité. Grâce au vecteur biochimique TSV3, les acteurs internationaux de la cosmétique pourraient apporter à leurs clientes de nombreux bienfaits (hydratation, anti-âge) dans un seul pot de crème et faciliter la libération contrôlée des principes actifs. Aujourd'hui, LCA Dermatech réalise les derniers tests d'analyse biochimique de son procédé et ambitionne de passer à la phase d'industrialisation. « Nous devons pouvoir livrer une technologie clé en main et travaillons avec un partenaire industriel français pour démontrer que notre solution fonctionne », précise Florent Gerphagnon. La start-up, qui ne réalise pas encore de chiffre d'affaires, cherche donc à lever 300 k? pour passer à la vitesse supérieure. « Nous avons reçu un accueil positif des grands noms de la dermo-cosmétique, mais nous avons besoin de mener des tests complémentaires et de fournir des échantillons à ces prospects ». Des fonds que le fondateur espère lever grâce à une opération de crowdfunding sur la plate-forme Wiseed, mais aussi auprès de business angels et de sociétés de capital-risque.




1,5 M€ de CA visé en 2019

« En France, il existe une vraie difficulté pour le financement d'amorçage », constate Florent Gerphagnon. En octroyant des licences d'utilisation, en transférant en exclusivité le savoir-faire de LCA Dermatech, voire en s'associant à un fournisseur de principes actifs, le dirigeant espère concrétiser des contacts commerciaux courant 2016. « Si nous obtenons une prime à la signature puis des redevances sur l'utilisation de notre technologie, nous devrions générer un chiffre d'affaires de 690 k? en 2017 ». Les projections tablent ensuite sur 1 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018 et 1,5 millions d'euros en 2019 pour 600.000 ? de résultat. En parallèle à la commercialisation de cette première technologie, LCA Dermatech prépare de nouvelles innovations, toujours à destination du marché de la cosmétique. Implantée sur le Bioparc de Lyon, l'entreprise travaille dans les laboratoires de ses partenaires, mais pourrait ouvrir un laboratoire en propre et recruter des profils scientifiques dans les prochaines années. « En revanche, nous n'avons pas vocation à créer une usine pour produire nos innovations », affirme Florent Gerphagnon.

LCA Dermatech



(Lyon)


DG : Florent Gerphagnon. 2 collaborateurs CA 2015 (prévision) : 105 k? www.lca-dermatech.com

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