Le 30 avril, Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, annonçait qu’il mettait un terme au projet d’autoroute ferroviaire Atlantique entre Dourges, dans la Pas-de-Calais, et Tarnos, dans les Landes. Revirement à 180 degrés, le 28 octobre à Bordeaux, lorsqu’il annonce que le projet verra le jour. Le Secrétaire d’Etat se défend toutefois d’avoir changé d’avis : « J’avais abandonné le dossier Tarnos, pas l’autoroute ferroviaire. Une étude faisait état de contraintes urbaines fortes à Tarnos. Or, un projet mature est en préparation à Vitoria, au pays basque espagnol. Je travaille désormais sur ce projet avec les autorités espagnoles et le soutien de l’Europe ».
Subvention européenne
Le projet initial se chiffrait à 375 millions d’euros et devait voir le jour en 2016. Alain Vidalies ne communique pas sur le budget de la « nouvelle » autouroute ferroviaire Atlantique et précise qu’il espère une subvention de l’Europe à hauteur de 50%. En ce qui concerne le calendrier, il indique qu’il est trop tôt pour donner une date d’ouverture à la plateforme de Vitoria. On comprend toutefois que 2020 pourrait satisfaire le Secrétaire d’Etat.
Appel à manifestation d’intérêt
Alors que dans la première option l’Etat devait signer un contrat d’affermage, un appel à manifestation d’intérêt est désormais lancé. « L’idée est de mobiliser des fonds publics pour l’infrastructure et que le fret s’équilibre de lui-même, déclare Alain Vidalies. Les entreprises diront quels sont leurs objectifs de trafic. Mais on peut imaginer que les chiffres de départ sont une bonne base ». Dans le projet initial, l’autoroute ferroviaire Atlantique devait transporter 85.000 poids lourds par an.
Le Secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, annonce qu’il relance le projet d’autoroute ferroviaire Atlantique qui doit reliler le Nord de la France et l’Espagne. Sans préciser toutefois le calendrier, le financement ni l’exploitant.