Vous êtes coprésidents du Club ETI Aura depuis septembre 2024. Quelle est la vocation de ce club ?
B. R. : L’ambition du club est de mettre le focus sur les ETI de la région et de les positionner au cœur de la stratégie économique nationale et régionale. Les ETI partagent souvent des problématiques communes mais ne sont pas toujours bien identifiées et bien accompagnées.
C’est-à-dire ?
B. R. : Quand vous êtes une entreprise une PME ou une entreprise en création, vous avez droit à tout un tas de dispositifs d’accompagnement. Quand vous êtes une grande entreprise, vous avez les ressources en interne ou accès à des cabinets pour bénéficier de cet accompagnement. Mais quand vous êtes dans la catégorie ETI, vous passez un peu en dessous des radars. Vous avez des problématiques mais vous restez souvent seul pour les affronter.
V. D. : Le Club ETI Aura a donc vocation à rompre cet isolement en favorisant les échanges entre pairs, ETI et PME de croissance, amenées à devenir des ETI sous deux à trois ans.
N’êtes-vous pas, plutôt qu’un club d’affaires, un club de partage d’expérience et de lobbying ?
B. R. : Exactement. Notre objectif est de favoriser les échanges au sein de commissions opérationnelles, qui se réunissent une à deux fois par mois, sur des thématiques ciblées : Économie, RSE, RH, Digital et Performance Industrielle. Ces commissions sont ouvertes aux chefs d’entreprise mais aussi aux membres des comités de direction. L’objectif est de développer des réseaux métiers au niveau du club. L’autre point majeur, c’est de nous faire entendre au niveau régional et national.
V. D. : Nous faire entendre des pouvoirs publics mais aussi du METI (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire) qui travaille au niveau national et de plus en plus à l’échelon européen pour faire entendre la voix des ETI à Bruxelles.
Quelle est la feuille de route de votre mandat ?
V. D. : Nous visons un déploiement territorial et un déploiement opérationnel. L’idée est de dupliquer ce qui a été mis en place dans le Rhône, lors du précédent mandat, dans les autres départements de la région. Cela commence à se faire avec le déploiement de petits déjeuners, de dîners, de visites de sites… Il y a une volonté d’être au plus près du terrain et de contacter les institutionnels des territoires.
Que pèsent les ETI à l’échelle de la région ?
B. R. : Si on enlève les filiales de grands groupes, il y a environ 450 ETI en Aura. Le Club compte à ce jour 90 adhérents représentant plus de 90 000 salariés et 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Nous avons vocation à grossir et accueillir davantage d’ETI au sein du club mais nous ne sommes pas dans une course au nombre.
V. D. : Nous sommes un club avec tout ce que cela représente : proximité, partage de convivialité, de préoccupation, d’enjeux… Pour cela, il faut conserver une certaine "intimité". On veut préserver cela car c’est aussi ce qui nous permet d’être au plus près des besoins de nos adhérents.