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L’activité des ETI est toujours en berne, mais leur trésorerie s’améliore
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L’activité des ETI est toujours en berne, mais leur trésorerie s’améliore

44 % des ETI françaises ont vu leur chiffre d’affaires diminuer sur l’année 2024, par rapport à 2023, selon le baromètre Palatine-Meti du financement des ETI. Une dégradation, qui ne s’est cependant pas aggravée depuis le dernier baromètre d’octobre.

Une majorité d’ETI prévoit de diminuer ses embauches en 2025 — Photo : metamorworks

44 % des ETI françaises affichent un chiffre d’affaires en dégradation sur l’année 2024, comparé à 2023, selon le dernier baromètre Palatine-Meti. Une baisse liée à un ralentissement global de l’activité : près de la moitié des dirigeants d’ETI estiment leur carnet de commandes moins rempli qu’il y a un an, et 54 % estiment que la situation de leur secteur s’est dégradée depuis un an.

La trésorerie des ETI connaît "un petit sursaut"

Au milieu de ce bilan morose pour les entreprises de taille intermédiaire, une amélioration émerge cependant. Près de 3 ETI sur 10 déclarent en effet une amélioration de leur trésorerie sur un an, alors qu’elles n’étaient que 15 % en octobre. "Idem pour l’endettement, même si l’amélioration est ici encore plus ténue : 18 % des ETI ont connu une dégradation de leur endettement net total sur un an, elles étaient 25 % à connaître la même situation en octobre", relève l’étude. "La dégradation marquée dont témoignait le Baromètre réalisé en octobre est aujourd’hui confirmée, même s’il convient de noter qu’elle ne s’est pas non plus aggravée en dépit de l’accumulation d’éléments adverses, tant à l’échelle nationale que sur la scène mondiale", tempère ainsi Frédéric Coirier, le PDG du groupe Poujoulat et coprésident du Meti, une association qui défend les intérêts des entreprises de taille intermédiaire.

Les embauches diminuent, voire sont suspendues

Les recrutements sont directement impactés par la santé financière fragile des entreprises : un tiers des ETI "a réduit les recrutements envisagés et/ou l’enveloppe allouée", explique le baromètre. Pour 25 % d’entre elles, les embauches sont même gelées ou se limitent au remplacement des postes existants. Seules 4 sur 10 n’ont rien changé à leurs décisions de recrutements en France.

Des recrutements en nette baisse, qui affectent en premier lieu les jeunes en contrat d’apprentissage. Les aides à l’apprentissage ont en effet été rabotées en 2025 à 2 000 euros pour les ETI, contre 6 000 euros auparavant. Conséquence : "près de 1 ETI sur 2 a déjà réduit ou va devoir réduire son nombre d’apprentis", souligne le baromètre. Parmi elles, "la baisse du nombre d’apprentis serait de 35 % en moyenne".

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