Soirées spectacles, réductions,... Le Joa Casino la Siesta, à Biot, a mis le paquet pour fêter son demi-siècle. Une opération à 150.000€ pour célébrer l'événement, mais aussi sortir l'établissement fondé en 1960 par Pierre Laporte d'une mauvaise passe.
Trois ans de décroissance du produit brut des jeux
«Cela fait trois ans que nous sommes en décroissance», avoue Zaria Sorovic, directeur général du casino qui a intégré le groupe lyonnais Joa en 1999. «Entre les contrôles d'identité à l'entrée, la loi antitabac et la crise économique, nous avons vu le produit brut des jeux (PBJ) baisser de 15% chaque année sur cette période». Un PBJ qui s'élevait tout de même à 22M€ en 2009. Côté emploi, l'établissement compte 130 salariés fixes et 200 en saison pour faire tourner le casino, le restaurant, la plage et la discothèque.
«Revivre le mythe»
L'arme de Joa pour ramener les joueurs, c'est les investissements qui s'enchaînent: 300.000€ pour de nouveaux appareils de jeu, 200.000€ pour relooker la salle... Et ces fameux 150.000€ pour l'anniversaire, entre thés dansants, jeux concours et le retour du karting sur le parking pour «faire revivre le mythe». Objectif: créer du trafic.
Fréquentation en hausse de 1 ou 2% cet été
Une opération qui marche puisque fin août Alain Pistolesi, responsable relation clientèle, avance que «la fréquentation devrait être en hausse de 1 ou 2% sur l'été». Ca fait cher le pour-cent, d'autant que le responsable reconnaît que «ce n'est pas parce que la fréquentation augmente que les gens jouent plus». L'établissement va donc continuer de communiquer et préparer de nouvelles animations pour l'automne. Pas de relâche car «nos concurrents sont à un tout petit peu plus d'un kilomètre, donc il faut une communication récurrente», note Alain Pistolesi.
Le Joa Casino la Siesta, implanté à Biot, a fêté ses 50ans cet été. Un anniversaire à 150.000€, organisé dans le but de relancer l'établissement dont le produit brut des jeux décroît depuis trois ans.