Certes, le budget de la Métro est touché par la crise et la réforme de la taxe professionnelle. Mais Marc Baietto, président de Grenoble-Alpes Métropole (Métro), «reste optimiste en temps de crise. Car avec moins de moyens financiers, les collectivités locales sont obligées de travailler ensemble.Il va falloir revoir quels sont les enjeux prioritaires et comment on peut utiliser nos ressources pour les atteindre. Moins de recettes ne se traduit pas par moins de dépenses mais des dépenses autrement.» La réforme de la taxe professionnelle a aussi changé la donne pour attirer les entreprises sur un territoire. L'avantage fiscal pour les collectivités est en effet caduc. «Désormais, pour les entreprises, l'attractivité d'un territoire ne se mesure plus, comme dans le passé, à la hauteur du chèque que la collectivité signait. Mais on va présenter un meilleur cadre de vie. On va travailler sur l'attractivité du territoire dans son ensemble. Si on a un bon campus, on a de bons étudiants, de bons laboratoires, des industriels... L'attractivité économique fait partie d'un tout.»
L'exemple malheureux de la Rocade Nord
Concernant la mobilité dans l'agglomération grenobloise, Marc Baietto est revenu sur «l'exemple malheureux de la Rocade Nord. On ne peut pas accepter des solutions qui techniquement sont bonnes, mais qui, socialement, ne passent pas.» Dans ce dossier, «il n'y a ni perdant, ni gagnant, a-t-il ajouté. Car les problèmes demeurent entiers...» «N'est-ce pas idiot de dépenser un tiers des budgets pour résoudre le problème des heures de pointe qui durent 4,5 jours par semaine et 10mois par an?» Le président de la Métro veut trouver des solutions innovantes...
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Pour sa conférence de rentrée, Marc Baietto, président de Grenoble-Alpes Métropole (Métro), a annoncé que moins de recettes se traduirait par «des dépenses autrement».