Bas-Rhin
"La France représente un potentiel de plus de 300 magasins pour l’enseigne ZEB"
Interview Bas-Rhin # Textile et mode # Implantation

Matthias Hindriks directeur général du groupe belge de vêtements The Fashion Society "La France représente un potentiel de plus de 300 magasins pour l’enseigne ZEB"

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La chaîne belge de magasins de mode multimarques ZEB vient d’ouvrir sa première enseigne en France à Marmoutier dans le Bas-Rhin. Appartenant au groupe Fashion Society, filiale de la chaîne de supermarchés d’origine belge Colruyt, ZEB a réalisé un chiffre d’affaires de 147 millions d’euros en 2023 et nourrit de grosses ambitions sur le marché hexagonal.

Matthias Hindriks, CEO du groupe belge de vêtements The Fashion Society qui regroupe les chaînes multimarques Zeb, PointCarré et The Fashion Store — Photo : DR

Pourquoi avez-vous opté pour la commune bas-rhinoise de Marmoutier, 2 600 habitants et située à 35 kilomètres de Strasbourg, pour la première implantation de ZEB en France ?

Contrairement à la Belgique, où nous possédons 80 magasins, nous ne connaissons pas la France par cœur. Cela fait deux ans que nous avons commencé nos recherches. D’abord avec une agence immobilière spécialisée, basée à Paris, puis avec un retailer qui nous a orientés vers Marmoutier. C’était une opportunité car il restait une cellule de 1 000 m2 de libre (dans une nouvelle zone commerciale située au nord de la commune, NDLR). Nous souhaitions nous implanter sur un axe entre Lille, Reims et Strasbourg qui reste proche de la Belgique. Ici, en Alsace, il y a également un pouvoir d’achat plus important et beaucoup de fréquentation.

Quelle est l’ambition de ZEB en France ?

En Belgique, nous avons 80 magasins pour l’heure et visons les 100 magasins. En France, nous ouvrons trois magasins en ce mois de septembre (après Marmoutier, ZEB va s’implanter à Schweighouse-sur-Moder également dans le Bas-Rhin puis près de Soissons dans l’Aisne, NDLR). Dans un premier temps, nous allons tester et évaluer leur potentiel. Mais la France représente un potentiel de plus de 300 magasins pour notre enseigne. Comme en Belgique, nous ciblons des espaces en périphérie des villes. C’est essentiel pour notre succès d’être accessibles pour nos clients et à proximité d’axes bien fréquentés en plus de proposer la meilleure sélection de chaque marque.

À quelle échéance ?

Cela dépend des opportunités et de la vitesse que peuvent prendre les choses.

"Chaque magasin représente un investissement d’environ un million d’euros"

Pour quel investissement ?

Chaque magasin représente un investissement d’environ un million d’euros pour des surfaces de 1 000 m2 et l’embauche de six personnes en plus d’alternants et d’intérimaires.

Qu’est-ce qui vous fait croire dans le secteur du prêt-à-porter qui rencontre actuellement des difficultés en France ?

Le problème est le même en Belgique. C’est toujours un défi d’être là pour les clients. Pour cela, l’expérience client doit être au top tout comme la sélection des marques et notre personnel. Nous insistons beaucoup sur la formation de nos équipes et je pense que c’est là que nous réalisons la différence avec nos concurrents.

Quelles sont vos ambitions en termes de chiffre d’affaires ?

Ici à Marmoutier, nous tablons sur un chiffre d’affaires annuel entre deux et trois millions d’euros.

Bas-Rhin # Textile et mode # Implantation # International