Les impôts de production ont représenté l’équivalent de près de 3,8 % du PIB de la France en 2023, soit 106 milliards d’euros, selon une étude de l’Institut Montaigne et de Forvis Mazars. Le pays est le deuxième plus imposé d’Europe, derrière la Suède, malgré une baisse entre 2022 et 2023.
2,5 % d’impôts de production en Europe en moyenne
Passés d’un équivalent de 4,1 % à 3,8 % du PIB français entre 2022 et 2023, les impôts de production ont légèrement baissé en un an, mais restent largement supérieurs à la moyenne européenne de 2,5 %.
Les impôts de production, des taxes hétérogènes
Regroupant de nombreuses taxes telles que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) ou la cotisation foncière des entreprises (CFE), ces impôts hétérogènes sont généralement qualifiés d’injustes par le patronat. La raison ? Ils sont calculés à partir de la masse salariale, du bâti ou encore du chiffre d’affaires des entreprises. Et non pas à partir des résultats.
Une baisse des impôts de production entre 2022 et 2023
La légère baisse des impôts de production entre 2022 et 2023 est liée à la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cette baisse est cependant presque entièrement compensée par la hausse de certains impôts locaux. Des éléments "témoignant des difficultés à conduire une politique fiscale nationale véritablement coordonnée", relève l’Institut Montaigne.
La République tchèque dispose de la fiscalité la plus légère
La Suède est le pays d’Europe avec les impôts les plus lourds, par rapport à son PIB (9,9 %), devant la France et la Pologne (3,3 %). À l’autre extrémité du spectre, la République tchèque (0,25 %), les Pays Bas (0,4 %) et l’Allemagne (0,7 %) ont la fiscalité la plus légère sur la production.