Journée de mobilisation : Ce que demandent les patrons Haut-Normands

Journée de mobilisation : Ce que demandent les patrons Haut-Normands

Le MEDEF, la CGPME et l’UPA se sont réunis à Rouen, mercredi 3 décembre, dans le cadre de la semaine de mobilisation décrétée au plan national par les trois organisations patronales.

Le Medef, la CGPME et l’UPA se sont réunis à Rouen mercredi 3 décembre dans le cadre de la semaine de mobilisation décrétée au plan national par les trois organisations patronales. En Haute-Normandie, les patrons ont pris le parti de se réunir et de communiquer autour de leurs attentes plutôt que de défiler dans les rues comme cela a été le cas à Paris ou à Toulouse, notamment. Un choix que justifie François Quettier, le président du Medef de Haute-Normandie : « On considère quand même qu’il y a des mesures qui vont dans le bon sens, estime-t-il, et c’est pour ça que l’on ne va pas dans la rue ! »

Situation d'attente

Mais le satisfecit s’arrête là. Car pour le reste les patrons normands attendent toujours des signes positifs de la part d’un Gouvernement exigeant à leur égard, mais qui ne va pas assez vite pour réformer. « On a du mal à se retrouver dans cette politique en zig-zag », explique le président du Medef régional. « Du coup, les chefs d’entreprise se placent dans une situation d’attente en ne prenant pas le risque d’investir ! » Au rayon des freins, François Quettier liste le compte pénibilité « que les chefs d’entreprises voient arriver avec effroi », la loi Hamon qui va toucher les transmissions d’entreprise et la Pacte de Responsabilité « dont les premiers effets se feront sentir en 2015 et en vertu duquel on nous demande déjà des contreparties », s’insurge ce dirigeant d’une entreprise du bâtiment. « Le fond du problème, c’est qu’on ne sait pas comment les choses vont évoluer : le nerf de la guerre c’est l’activité, or dans mon secteur d’activité nous n’avons pas reçu d’appel d’offres depuis juillet ! »

"On n'est pas dans l'hostilité à l'exécutif"

En résumé, « on n’est pas dans l’hostilité à l’exécutif, on est dans l’explication pour dire que l’on ne va pas bien ; les maux de la France sont identifiés et on a du mal à comprendre pourquoi on n’arrive pas à prendre les bonnes mesures ». Telles que le relèvement des seuils sociaux dans les entreprises… « On essaye d’être constructifs et optimistes, alors aidez-nous ! »