Quand on vend des jets d'affaires équipés de cabines VIP, qui font appel au high tech dernier cri comme à des produits d'artisanat de luxe, il faut avoir le goût de l'excellence. Ce goût, Joël Frugier le porte, conscient que c'est l'une des clés de la pérennité de la société Airbus Corporate Jet Centre (ACJC) sur un marché de l'aviation d'affaires plutôt morose. À 43 ans, ce Bordelais d'origine vient d'être nommé directeur général de cette filiale d'Airbus employant 270 personnes et réalisant 83 M€ de chiffre d'affaires, dont 97 % à l'export. Benoit Defforge reste à la présidence mais en délègue la direction générale. Diplômé de l'École Centrale de Nantes en 1994, Joël Frugier a passé toute la première partie de sa carrière à Paris chez Unilog, une société de services informatiques, où il est rapidement devenu consultant en organisation pour des sociétés comme Accenture ou Ernst & Young. Chargé du compte d'EADS depuis 2005 ainsi que du développement aéronautique au sein d'un cabinet de conseil, émanation d'Unilog, il a accompagné ACJC en 2008 alors que la société était en pleine création. « Il y avait un vrai esprit start-up, avec un produit magnifique », se souvient Joël Frugier, recruté un an après au poste de directeur de l'amélioration continue. Adepte des fonctions transversales, il a pris la tête en 2011 de la direction des programmes d'aménagement cabine. « Ce qui me fascine dans cette société ? Qu'on arrive à faire voler ces cabines VIP, quand on connaît l'envers du décor et toute la complexité qu'il y a derrière. »
Joël Frugier : Aux manettes des cabines VIP d'Airbus
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Agnès Baritou
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