En cessation de paiement depuis le 20 décembre dernier, Groupe Jemini obtient six mois de répit. Le spécialiste des produits sous licence pour enfant a été placé le 8 janvier en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Paris, assorti d'une période d'observation de six mois. Un laps de temps qui permet à la nouvelle équipe dirigeante la mise au point de son plan de continuation et de rééchelonner une dette comprise entre 8 et dix millions d'euros. Déjà en 2011, l'entreprise enregistrait une perte nette de 1,5 million d'euros sur son exercice, clos à 33,6 millions d'euros. Touché de plein fouet par le ralentissement du marché du jouet, le groupe d'Ecommoy connaissait une baisse de 19 % de son chiffre d'affaires semestriel, à 11,1 millions d'euros fin octobre 2012. Dans le même temps, l'entreprise vivait une crise de gouvernance avec les démissions successives de Daniel Lévi et de Patrick Abessira de leur poste de président du directoire.
Les acquisitions plombent les comptes
Désormais présidé par Jean-Christophe Bonifacj, le groupe prévoit de se séparer d'une partie de sa quarantaine de licences, tout en mettant à l'équilibre ses filiales. Jemini a en effet multiplié ces dernières années les acquisitions sur des niches complémentaires à la peluche, son marché historique. Licences dans le mobilier pour enfants, rachat du spécialiste de la figurine Pixi, ces opérations ont plombé ses comptes, malgré 10 millions d'euros levés lors de son entrée en bourse en février 2011. Reste que le groupe qui emploie 60 personnes à Ecommoy doit poursuivre son plan de réduction des coûts, déjà amorcé en 2012 avec la réunification de la logistique sur son site de Montfort-le-Gesnois.
Textile Le spécialiste de la licence pour enfant est placé en redressement judiciaire. Ses dirigeants disposent de six mois pour relancer l'entreprise.