« Marseillais d'origine, j'ai fait des études de commerce et j'ai commencé à travailler dans la publicité à Paris. Je suis entré chez Havas et j'ai eu des clients prestigieux, comme Citroën pendant sept ans ou Diesel, par exemple. J'étais directeur clientèle. Je faisais le lien entre l'agence et le client. Vendre l'idée, puis superviser l'ensemble des passages pub sur tous les médias. C'était un boulot très intéressant, en contact direct avec le client. Mais, dans ce métier, plus on grimpe en échelon et moins il y a de concret, plus on perd le contact avec le terrain. C'est une approche qui ne me convenait pas du tout. J'ai alors souhaité revenir travailler dans le Sud. Pas dans la publicité, évidemment. Je cherchais autre chose. Et puis je suis allé au Salon de franchise, à Paris. J'ai toujours voulu être commerçant, depuis tout petit, et je suis attiré par l'alimentaire. Je suis un "bébé Mac Do". J'adore ce type de concept. J'ai alors songé à la boulangerie et au snacking, un secteur qui ne peut pas être concurrencé par le net. Faire du snacking génère du chiffre d'affaires, mais les marges sont réalisées sur le pain. Les deux activités s'autoentretiennent. Faire des sandwichs quand on est boulanger, c'est un signe de qualité. On est en contact direct avec le consommateur. On peut discuter, flairer les tendances ».
Bien choisir son emplacement.
« J'ai été séduit par le concept de Moulin du Païou. La fabrication se fait à la vue des clients. Le four est le meilleur endroit du magasin. Je peux surveiller la ligne de vente et voir les produits qui sortent. Alors que le look du magasin est moderne, le client ressent le caractère traditionnel de l'activité. Il faut toutefois un apport financier important, car cela coûte assez cher entre les locaux et les machines. À Meyreuil, où je suis installé, je suis sur un axe de passage et je dispose de 280 m² et de places de parking. Il n'est pas nécessaire d'avoir de connaissance dans la boulangerie. L'enseigne recherche plutôt des meneurs d'hommes. À mon agence, je dirigeais une équipe de 20 personnes. J'ai passé trois mois de formation à Mâcon durant lesquels j'ai appris l'ensemble des postes de la boulangerie. Le plus compliqué est de trouver un local. J'ai quitté mon travail à Paris en septembre 2012 et je me suis installé à Meyreuil en avril 2013. Avant de me décider sur celui-ci, j'ai planché sur deux autres locaux et établis des prévisionnels. J'ai réalisé moi-même mes études de marché, en me rendant sur place, en comptant les voitures qui passent, en interrogeant les autres commerçants du quartier... Tout ce travail est très important. Nous avons ouvert en septembre 2013 et je prépare aujourd'hui l'ouverture d'une seconde boulangerie du côté d'Aix-en-Provence ».
Moulin du Païou
(Meyreuil) 8 salariés Grégoire Fouquet 04 42 64 01 84