«J'ai acheté mes bureaux sur plan»
# Immobilier # Conjoncture

«J'ai acheté mes bureaux sur plan»

«Mes bureaux devenant trop petits, je devais déménager. J'ai opté pour une acquisition avec un crédit classique obtenu sans problème, dans un objectif patrimonial.» À l'été 2010, Isabelle se met en recherche de locaux et trouve rapidement un produit par le biais des agences spécialisées de son secteur. Pour autant, la signature de la promesse de vente va prendre quelques mois. «Ils avaient de très beaux visuels 3D, très sympas, mais l'agencement des lieux ne me satisfaisait pas. Il a fallu procéder à de nombreuses modifications avant que je signe.»

Le chantier démarre. Début d'une séquence chronophage. «À partir du moment où les cloisons ont été montées, je passais sur le chantier au moins une fois par semaine. Et heureusement, explique la chef d'entreprise au caractère naturellement trempé. Les modifications demandées n'étaient pas faites. Ou bien les équipes sur le chantier n'avaient pas les plans à jour, ou ils n'en faisaient qu'à leur tête. Résultat, tu es obligé de te transformer en chef de chantier...» Jusqu'au bout, Isabelle va «tanner» les différents corps de métier pour obtenir ce qu'elle souhaite et ce qu'elle a commandé. Pour s'apercevoir au moment où elle devait entrer dans les lieux que côté peinture «ce n'était ni fait ni à faire: il n'y avait qu'une seule couche sur des fonds mal préparés avec des bosses et des creux.»




Se mettre au mieux avec les artisans

Demandes de modifications non satisfaites plus intempéries: les bureaux sont livrés avec près de deux mois de retard. «Cela peut paraître rien mais j'ai failli être à la rue: il a fallu que je fasse modifier à quatre reprises le bail de mes locaux précédents pour faire la jointure. Il faut vraiment se donner une souplesse dans la marge», peste Isabelle. Enfin, au moment de l'entrée prévue dans les lieux, elle constate que le nettoyage n'a pas été fait, qu'une mauvaise signalétique affole le facteur, qu'une fuite d'eau affecte les sanitaires dans les bureaux du dessus. «Le promoteur insiste pour que tu rentres le plus rapidement dans les lieux pour boucler sa facturation. Moi, j'ai attendu que tout ce qui devait être fait le soit. Aujourd'hui, hors réserves prises, les choses fonctionnent à 98%.» Sa conclusion: «Se mettre au mieux avec les artisans pour être sûr pour que les choses avancent et maintenir la pression financière jusqu'au bout sur le promoteur.»

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